Wavre 1300

Des citoyens ont formé un parti pour revoir le système démocratique

Une rencontre entre citoyens a eu lieu cette semaine à Wavre.

D’un côté : ceux qui se présentent sur une nouvelle liste. De l’autre : ceux qui sont venus s’informer. Le nouveau parti collectif citoyen veut une représentation politique qui ne soit pas dans les mains d’une élite. Ses membres sont venus expliquer leur projet. Des arguments qui ont plutôt convaincu la vingtaine de personnes présentes.

Deux tiers des Wallons ne font plus confiance au système politique selon l’Iweps, l’Institut wallon des statistiques. C’est entre autre ce constat qui a poussé des citoyens à se mouiller et à se lancer en politique. Ils l’avaient fait aux élections communales, ils se sont rassemblés pour les régionales et fédérales. Leur but : changer le système démocratique et le rendre plus accessible à la population.

« Quels sont les outils ? Qu’est-ce qu’on peut faire ? Quel est votre programme ? Demander son avis à la population, ça va être pareil que le Brexit ? C’est quoi le projet concrètement ? » Les citoyens sont venus avec leurs questions lundi soir à Wavre pour un collectif qui dit vouloir mieux les représenter.

Donatien D’hoop tête de liste du Collectif citoyen au fédéral pour le Brabant wallon leur a répondu, en toute simplicité… car utiliser un vocabulaire accessible, c’est l’une des propositions de ce nouveau parti. « Remplacer le Sénat par une assemblée citoyenne tirée au sort, c’est un exemple. Autre élément : mettre en place un référendum d’initiative citoyenne. Et ce n’est certainement pas la même chose que le Brexit. L’initiative vient des citoyens qui veulent débattre autour d’un sujet bien spécifique. Ils commencent à récolter des signatures, 25.000 par exemple. Ils les présentent au Parlement qui n’a alors pas le choix d’organiser un référendum. »

D’autres outils pour une meilleure représentation ont été cités ce soir-là : un comité de déontologie composé de citoyens pour contrôler les politiques, un QCM pour les élus avant qu’ils ne votent sur un sujet au Parlement pour voir s’ils connaissent leur sujet, limiter le nombre de mandats à deux maximum, ou encore former les personnes qui participent à la démocratie. Quelques exemples qui ont plutôt convaincu.

« Il faut de l’utopie pour avancer. Moi, je crois à l’initiative citoyenne, à condition qu’il y ait une éducation citoyenne aussi », réagit cet habitant de Rosière.

Le collectif espère 5 élus en Wallonie, 3 au fédéral.
 

Marie-Laure Mathot

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