Woluwe-Saint-Pierre 1150

Un nid de frelons asiatiques neutralisé à Woluwe-Saint-Pierre

Les pompiers de Bruxelles ont une nouvelle fois procédé à la destruction d’un nid de frelons asiatiques ce lundi après-midi dans un quartier de Woluwe-Saint-Pierre. Repéré par une apicultrice voisine dont les ruches étaient attaquées, qui l’a signalé aux hommes du feu. Cette espèce invasive et très agressive s’est installée à Bruxelles il y a deux ans à peine et représente une menace pour les abeilles notamment.

Gros comme un ballon de basket, le nid était situé en haut d’un arbre. Pour en venir à bout, deux pompiers équipés d’une tenue spéciale ont pris place dans la nacelle du camion-échelle pour atteindre le nid. Une fois en hauteur, il s’agit d’injecter un poison neurotoxique à l’aide d’une perche. "Il est important de se garder une distance de 5 mètres avec le nid" précise Bernard Demarteau, pompier spécialisé dans ce type d’intervention, "pour éviter d’énerver les frelons asiatiques. Le produit ne les tue pas nécessairement instantanément, explique-t-il. "Il permet aux frelons qui ont été en contact avec l’agent neurotoxique de propager ensuite le produit à toute la colonie".

Repéré par une apicultrice

Le nid a été repéré il y a quelques jours par Muriel Roberfroid, une apicultrice bruxelloise. Les frelons asiatiques attaquaient ses ruches situées non loin de là. Elle tenait à être présente lors de l’intervention des pompiers. "C’est impressionnant", explique-t-elle. "Le frelon se mettait d’abord en vol stationnaire devant mes ruches. Il attrapait une abeille. C’est là que j’ai vu qu’il partait toujours dans la même direction avec sa proie pour la manger. A l’aide d’une boussole, on a repéré exactement l’angle de vol et c’est dans cette direction que l’on est allé se promener. Je suis ensuite tombée un peu par hasard sur le nid en rentrant chez moi à vélo, il était éclairé par le soleil et pendait en haut d’un arbre".

Une menace pour le biotope

Dans ce cas-ci, le nid faisait la taille d’un ballon de basket, "mais si on n’était pas intervenu, dans un mois au deux, il aurait pu atteindre un mètre de haut", poursuit Bernard Demarteau. "Pour le moment c’est l’explosion de la colonie et c’est surtout la ponte et la naissance des futures fondatrices. Ces frelons chargés de quitter le nid et de créer une nouvelle colonie".

"Il faut d’ailleurs souligner que c’est dans les semaines à venir qu’il faut localiser le plus possible de nids secondaires à détruire afin d’éviter que les nids essaiment des nouvelles reines et protéger ainsi les colonies d’abeilles de ces insectes exotiques qui mettent en péril notre biotope naturel", expliquent les pompiers bruxellois dans un communiqué.

Si vous en observez un, surtout n’essayez pas de vous en débarrasser par vous – même. Les nids peuvent être signalés au SIAMU ou à l’I.B.G.E. (Institut bruxellois de la Gestion de l’Environnement). Cet organisme prend d’ailleurs en charge les frais de l’intervention (uniquement pour les frelons asiatiques).

P. M.

Retrouvez l'article original sur RTBF