Berchem-Sainte-Agathe 1082

Braine-le-Château: seules 3500 poules ont actuellement été sauvées de l'abattoir sur les 20.000 mises en vente à 2.5 euros

L'asbl S.E.A. avait lancé début février un grand appel à l'aide sur les réseaux sociaux pour sauver 20 000 poules réformées destinées à l'abattoir. En quelques jours seulement, 3500 volatiles ont trouvé refuge dans divers foyers belges. La date fatidique approche à grands pas, il ne vous reste plus que deux jours pour adopter l'une des 16500 laissées pour compte pour la modique somme de 2.5 euros. A votre bon cœur!

Bruno, bénévole depuis 3 ans à S.E.A.(Suppression des Expériences sur l’Animal), qui a accueilli temporairement une centaine de poules chez lui, est stupéfait de la force mobilisatrice qu'a engendré leur appel au secours: "L'ampleur est extraordinaire. J'ai reçu plus d'une centaine de coups de fil par jour. C'était de la folie! Ce qui serait génial c'est que plus de communes se mobilisent. On a déjà quelques contacts avec les bourgmestres des villes de Waremme, Flémalle et Huy." 

Si Bruno et Solange, tous deux aux manettes de cette action, n'en reviennent pas de la mobilisation qu'a créée leur demande sur les réseaux sociaux, ils ne peuvent crier "victoire". En effet, les 3500 poules sauvées ne représentent même pas un cinquième du nombre total de condamnées qui passeront la porte de l'abattoir ce 18 février prochain. Solange qui travaille pour l'association depuis 10 ans explique: "D'autres appels seront lancés, mais pour l'instant on se focalise uniquement sur les poules de Braine-le-Château qui vivent à neuf dans un mètre carré. Lors de notre dernier sauvetage, le fermier nous avait donné quatre mois. Ici, c'est très différent, on a que quelques jours pour leur trouver un refuge. Si seulement on arrivait à convaincre la fermière de déplacer la venue du camion de l'abattoir au moins de quelques semaines..."

A la rescousse des animaux depuis 10 ans

Depuis une décennie, l’asbl S.E.A. fait le tour des élevages industriels flamands et wallons et évite à de nombreuses poules pondeuses réformées le destin peu glorieux qu'on leur réserve avant leur deuxième anniversaire. C'est alors une toute autre vie qui leur est offerte: les jeunes poules entassées découvrent soudainement la vie en plein air dans un pré ou un jardin grâce à la mobilisation citoyenne. "Les poules n'ont jamais que 18 mois. Et 18 mois, c'est rien du tout!" S'exclame Bruno. "On les envoie très tôt à l'abattoir pour une question de rentabilité. Mais sur les 100 poules que j'ai, je reçois encore 80 oeufs par jour. En effet, après trois ans, la poule diminue son rythme de ponte, ce qui constitue un frein à la production intensive des élevages en batterie et fait perdre plus d'une plume aux fermiers.

#adopteunepoule

On pourrait penser qu’après avoir vécu de longs mois d’enfermement, agglutinées dans des enclos grillagées, elles mettraient du temps à vivre une vie de poule épanouie. Mais il semblerait que très vite, elles s'adaptent à leur nouvel environnement sain. Bruno en témoigne: "Au départ, elles sont un peu sauvages et perdues, mais je vous assure qu'après elles vous le rendent bien!"

Si vous envisagez l'adoption d'une poule (ou plusieurs) qui se régalera des vos détritus et vous régalera de ses œufs frais, n'hésitez plus! En somme, une adoption 100% écolo, un compost ambulant à saisir ce vendredi et samedi, de 13h30 à 17h30. La fermière vous ouvrira les portes de son élevage pour un ultime sauvetage de poules, mais aussi de quelques coqs. L'association demande aux particuliers 2.50 euros par poule rescapée. Cet argent est directement reversé à l'association dans le but de rembourser l'achat des poules au fermier.
Le compteur est lancé, elles n'attendent plus que vous!

Pour plus d'infos, contactez:
Solange :0497620089
Bruno : 049350911

Ou rendez-vous ici.

Claire VANDAMME