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Immobilier: le prix des appartements s'envole à Bruxelles

Les prix de l’immobilier ont fait +5% au 3e trimestre par rapport à l’année dernière selon l’indice Trevi.

Un tel rythme a rarement été atteint ces dix dernières années. La tendance devrait durer. Parmi les biens les plus prisés dans la capitale : les appartements avec une chambre. Ceux-ci s’arrachent dans certains quartiers prisés. Ils s’échangent entre 200 et 300.000 euros, parfois hors travaux. Cette pression immobilière, elle se constate aussi lors des visites.

"C’est beaucoup plus compliqué qu’avant. Il y a énormément de gens qui cherchent dans cette tranche de budget. Le marché est très dynamique et très tendu. La façon de mettre en vente les biens a changé. Ce sont beaucoup des visites groupées. On peut se retrouver à cinquante en même temps. Une autre façon de procéder est apparue : le vendeur propose un produit à un prix extrêmement attractif ce qui fait venir beaucoup de gens. On leur dit de faire une offre à partir de… Ça va être la foire d’empoignes, une sorte d’escalade, de mise aux enchères. Ça a tendance à tirer les prix vers le haut.Bénédicte de Kerckhove est chasseuse de biens.

À Ixelles, nous visitons un immeuble composé de cinq appartements d’une ou de deux chambres. L’ensemble des biens a été vendu en deux heures. 300 visites ont eu lieu et ont débouché sur 80 offres. "Faut-il être patient en attendant le bon appartement ? Non justement ! Je pense qu’il faut être rapide. Ce n’est pas comme si on achetait une paire de chaussures mais tout de même… Parfois, cela se joue dans l’heure, voire la minute." explique Bénédicte de Kerckhove.

Pour les agents immobiliers, ces augmentations de prix peuvent être une surprise. Il faut dès lors prendre en compte la raréfaction de ces biens, leur charme et autres atouts de ceux-ci pour trouver le prix juste. Parmi les appartements les plus recherchés se trouvent des petites copropriétés avec peu de charges mensuelles, de préférence sans ascenseur ou chaudière collective. Certains optent aussi pour des biens à rénover, avec un prix d’achat plus bas.

"On peut effectivement observer que dans certains cas, les acquéreurs qui connaissent le marché, qui recherchent spécifiquement certaines localisations, certains types de biens sont prêts à proposer spontanément plus à un propriétaire que le prix qui est affiché." explique Jean Steinmetz, courtier en vente chez TREVI.

Des conditions à l’envolée des prix

"Le Belge a une brique dans le ventre !" et n’hésite pas à investir. Il faut dire que le contexte ambiant est intéressant. À Bruxelles, un abattement fiscal permet aux primo acquérants de ne pas payer de droits d’enregistrement de 12,5% sur les 175.000 premiers euros du bien.

Le taux d’intérêt est toujours attrayant et semble stable actuellement. Cet argument est d’ailleurs très matraqué par les banques ou les agences immobilières. Beaucoup font donc la démarche d’une recherche immobilière, puis ils sont confrontés à la réalité du marché.

Notre capitale reste pourtant l’une des moins chères d’Europe et les hausses constatées chez nos voisins sont significativement plus élevées dans un contexte économique et de taux d’intérêt plutôt semblable.

Laurent Van de Berg avec Aline Delvoye

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