Molenbeek-Saint-Jean 1080

Bruxelles comme vous ne l'avez jamais vue!

Le photographe bruxellois Eric Ostermann a publié des clichés saisissants de la capitale belge sous confinement.

Les couloirs des Galeries de la Reine vides, pas un chat sur la place de La Monnaie, personne non plus chaussée d'Ixelles, une rue de la loi perdue sans ses traditionnels embouteillages et pas de touristes en train de photographier le Manneken Pis qui porte un masque de protection... Voici le genre de scènes improbables que l'on peut découvrir dans la série de photographies intitulée "Bruxelles sous confinement" publiée par le photographe Eric Ostermann.

Habituellement, ce sont plutôt les embouteillages, les foules d'habitants et de touristes qui caractérisent cette ville que nous connaissons si bien. Malgré les premiers rayons de soleil, les terrasses, les restaurants et les magasins sont fermés et les bruxellois sont enfermés chez eux. Aujourd'hui, sous confinement, Bruxelles semble figée dans le temps

Eric Ostermann est photographe amateur et passionné par Bruxelles. Depuis 2014, il prend la ville quotidiennement en photos, il en connait ses moindres recoins. Lorsque le confinement a été annoncé, le photographe a fait un dernier tour en ville avec son appareil photo entre les mains, pour immortaliser ces moments de silence et de vide. "Elles ont pour la plupart été prises une heure avant le début officiel du confinement". Des clichés comme on en a jamais vus à Bruxelles. Depuis le début du confinement, le photographe qui a trois enfants, sort parfois prendre l'air avec l'un d'entre eux. Il en profite pour prendre son appareil photo avec lui et ajouter ainsi quelques photographies de son quartier à la sélection.

Prendre une ville désertée de ses habitants en photo est un exercice inédit: "D'habitude j'essaie de n'avoir qu'une personne sur mes photos, ici c'était plutôt l'inverse, il ne devait y avoir personne. C'est un travail complètement différent de ce que je fais habituellement." Pour accentuer cette ambiance de ville fantôme, Eric Ostermann a opté pour du noir et blanc: "Le jour où j'ai pris ces clichés, il y avait un grand soleil. Le noir et blanc me permet de contraster le jeu de lumière de ce début de printemps" explique le photographe. Le résultat est en tout cas convaincant. Ces photos de Bruxelles vidées de ses habitants sont fascinantes et ont un côté effrayant. 

Ces photographies inédites sont à retrouver sur la page Facebook du photographe "Bruxelles en photographie". Pour en découvrir plus sur le travail de ce photographe, rendez-vous sur son site internet.

Marion Jaumotte