Ixelles 1050

Au TTO, Les Belles Personnes ne sont pas toujours celles que l'on pense

Sébastien Ministru est de retour et on reconnaît immédiatement sa patte piquante, qui sert parfaitement ses comédiens fétiches que sont Laurence Bibot et Antoine Guillaume.

Au moyen d’un humour décapant il dénonce l’hypocrisie qui hante les relations sociales, il moque la mesquinerie qui enfume les dîners entre " amis ".

Le spectateur est invité à assister à un enchaînement de situations a priori banales, une façon d’aborder, sans sobriété (le vin aidant), des sujets profonds: le fragile équilibre entre carrière et vie privée, l’homosexualité au quotidien, les préjugés autour de l’homoparentalité, la fidélité dans le couple, les conséquences tragiques de l’alcoolisme, le difficile pardon, et puis la mort qu’on attendait pas.

Les petites phrases assassines s’enchaînent, entrecoupées d’intermèdes au ton pédagogique, rappelant que l’humour est un arme de dénonciation.

Avec cette pièce l’auteur lui-même avoue vouloir régler ses comptes.

L’ardoise était bien chargée, et il risque d’y laisser quelques " amis ".

Les autres y trouveront une pièce agréable, qui ne renouvelle pas les codes du genre mais n’en avait pas la prétention.

À voir, car il vaut mieux en rire.

Au théâtre de la Toison d’Or à Ixelles, du mercredi au samedi à 20h30 jusqu’au 31 mai.

Plus d’infos : http://www.ttotheatre.com/spectacle/les-belles-personnes/

APS et DH.