Ville de Bruxelles 1000

Porte d'Ulysse à Haren : toujours pas de solution pour le centre d'accueil qui héberge 350 migrants

La Porte d’Ulysse, qui héberge chaque jour 350 migrants du Parc Maximilien se retrouvera sans bâtiment à la fin du mois de septembre.

En effet, le site du Blue Star que le centre d’accueil occupe à Haren va bientôt être investi par l’école régionale des métiers de la sécurité. L’accord de convention d’occupation précaire qui lie la ville de Bruxelles à l’opérateur régional CityDev – qui possède le site depuis le printemps 2017 – prendra donc fin d’ici trois semaines, après une ultime prolongation votée au conseil communal hier soir.

Du côté de la commune, on est d’accord que la ville ne peut trouver seule une solution. Philippe Close, le Bourgmestre, affirmait hier soir lors du conseil : "Il n’y a personne qui répond – au niveau fédéral – à ce qui est son rôle, parce que chacun se renvoie la balle. En attendant celle qui garde la balle, c’est la ville de Bruxelles". Pour lui, il ne s’agit pas seulement de trouver un lieu : "si même on devait trouver un bâtiment et le réquisitionner […] il faut quand même subvenir aux besoins, soit du Samu soit de la plateforme, pour que quelqu’un gère ce bâtiment".

Céline Vivier, conseillère communale MR, estime aussi que la ville a fait beaucoup et ne peut porter seule la problématique, très large, de la prise en charge des migrants dans la capitale : "Est-ce qu’à un moment il ne faut pas essayer de diminuer l’accès au parc, qui devrait revenir aux habitants du quartier. Ce qui fera un report sur d’autres endroits et peut-être que ça forcera les autres entités à prendre leurs responsabilités. C’est prendre en otage les personnes, vous allez me dire ? Oui mais il faut à un moment que tout le monde se bouge"

Si tout le monde s’accorde à dire qu’une solution d’accueil durable, structurelle et plus digne doit être trouvée, les conséquences immédiates de la fermeture prochaine de ce lieu qui abrite 350 personnes inquiètent notamment Riet Dhont, conseillère communale PTB. Celle-ci craint que les problèmes déjà connus au parc Maximilien ne s’aggravent : "On sait déjà que maintenant on parle des tensions avec les riverains mais le fait qu’il n’y ait pas de solution ça va aggraver la situation"

La conclusion de Philippe Close est simple. "Il est important de réunir différentes communes, différents acteurs, pour trouver une solution structurelle. Pour le moment elle n’existe pas". Si une telle situation nécessite que tout le monde se mette autour de la table, la situation politique actuelle ne laisse pas présager un dénouement rapide.

 

RTBF

Retrouvez l'article original sur RTBF