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Pascale Peraïta au Samusocial: les travailleurs ont mené une action d'une heure

Les travailleurs des quatre sites du Samusocial de Bruxelles mènent une heure d'arrêt de travail (10h à 11h). Ils contestent l'intention de la directrice Pascale Peraïta de reprendre son poste, après le scandale des jetons de présence, même si elle...

Les travailleurs des quatre sites du Samusocial de Bruxelles mènent une heure d'arrêt de travail (10h à 11h). Ils contestent l'intention de la directrice Pascale Peraïta de reprendre son poste, après le scandale des jetons de présence, même si elle ne s'est pas présentée sur place ce vendredi matin.

Ils veulent aussi exprimer leur inquiétude quant à leur avenir et les difficultés de pratiquer leur métier de travailleur social avec des effectifs réduits. Depuis la crise, des contrats temporaires n'ont pas été reconduits, de nombreux travailleurs sont en congés de maladie vu le supplément de travail et l'impact moral de la situation. 

"En plein milieu du scandale, on a subi injures et autres"

"Aujourd'hui, on subit de plein fouet ce scandale du Samusocial, déplore Gaby, délégué Setca. Avec des restrictions de personnel énormes qui sont dues à des choses qui nous dépassent, nous travailleurs. En tout cas, on est en sous-effectif permanent. On voulait montrer notre désaveu sur le retour de Madame Pascale Peraïta en faisant une heure de coupure de travail sans perturber la vie du centre. C'est pour cela que 70% des travailleurs sont représentés et arrêtent le travail. On est un peu dans une tourmente qui ne nous permet pas de travailler en toute sérénité, cela nous perturbe. Nous avons subi cela avec tristesse car nous avons été mélangés à ça. Quand on passait dans la rue, il y a encore quelques mois, on avait des poignées de main, des sourires, des croissants gratuits dans les boulangeries parce que les gens appréciaient notre travail, nous remerciaient. Aujourd'hui, cela s'est un peu apaisé mais en plein milieu du scandale, on a subi injures et autres". 

RTBF

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