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Nouvelles mesures : les Belges entre lassitude et incertitude (chiffres)

L’incertitude.

C’est sûrement l’un des mots qui revient le plus souvent. Quand pourrons-nous vivre une vie normale ? La question a un impact évident sur le moral et sur la santé mentale.

Sciensano a publié les résultats de sa quatrième enquête de santé Covid-19. Plus de 30.000 participants de plus de 18 ans y ont répondu.

Sur la santé mentale, 30% de la population ne se sent pas soutenue socialement. Toutefois, l’insatisfaction qui concerne les restrictions de contacts sociaux a diminué.

Les troubles anxieux sont en augmentation (18%) par rapport à cet été, alors que les troubles dépressifs restent dans la même lignée que les mois derniers (15%). "On remarque que les chiffres concernant ces troubles ont augmenté entre juin et septembre parmi les personnes qui travaillent dans le secteur de la santé mais sont restés stables chez les travailleurs des autres secteurs", indique Rana Charafeddine, chercheuse chez Sciensano.

Moins de suivi des mesures d’hygiène et de distanciation

En six mois, le pourcentage de personnes qui déclarent comprendre les mesures gouvernementales a diminué de près de 30%, passant de 86 à 58% ! Par effet domino, ces mesures incomprises sont moins respectées, même les plus essentielles : l’hygiène des mains, la distanciation sociale et la quarantaine préventive.

Par contre, le port du masque a augmenté. L’adhésion est plus grande dans la population.

La population reste investie dans le suivi de contacts

Feriez-vous parvenir les informations nécessaires au suivi de contacts ? Que ce soit dans le cadre du suivi des contacts par téléphone ou via l’application Coronalert. Neuf participants sur dix répondent oui. Le même nombre affirme également que si une quarantaine de sept jours devait être réalisée, ils la feraient.

"Les 18-24 ans, groupe particulièrement touché par le virus actuellement, sont le moins propices à télécharger l’application et à suivre les recommandations qui y sont faites" indique Rana Charafeddine.

De manière générale, comment expliquer une telle adhésion ? Pour les participants à l’enquête, il s’agit d’une volonté forte de protéger leur entourage mais aussi par souci de citoyenneté.

Laurent Van de Berg

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