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Messe funéraire pour les vieux GSM, Recupel veut sensibiliser à leur recyclage

Une messe funéraire d’un genre particulier s’est tenue en la chapelle des Brigittines à Bruxelles.

Une messe funéraire d’un genre particulier s’est tenue en la chapelle des Brigittines à Bruxelles. Organisée par Recupel, il s’agissait d’une action de sensibilisation à la nécessité de recycler nos vieux cellulaires.

Plus de 3,2 millions d’anciens téléphones portables traînent dans les tiroirs des ménages belges. À peine 8% sont recyclés, un pourcentage bien trop faible compte tenu des matières premières réutilisables qui s’y trouvent, indique Recupel dans un communiqué.

L’organisation en charge de la collecte et du traitement des produits électroniques a organisé, dimanche, une opération symbolique afin d’encourager les Belges à rapporter leur appareil ancien ou défectueux. Quelque 80 personnes ont ainsi rendu un dernier hommage à leur cher téléphone avant de le placer dans un cercueil conçu pour l’occasion, dans la chapelle des Brigittines à Bruxelles.

Malgré les nombreuses campagnes de Recupel, peu de Belges rapportent leur téléphone pour le recycler. “L’une des principales raisons de cet échec réside dans la valeur sentimentale accordée à l’objet”, affirme Recupel. “Il est important à nos yeux de renforcer la prise de conscience générale sur le sujet. Plus nous collecterons d’appareils, plus nous pourrons réutiliser leurs matières premières. Nous aurons ainsi de moins en moins besoin de recourir à l’exploitation minière traditionnelle“, explique la porte-parole de Recupel Saar Bentein. En effet, plusieurs tonnes de plastique et plusieurs centaines de kilos de métaux précieux pourraient ainsi être récupérés grâce au recyclage des anciens GSM. Ces matériaux,  parmi lesquels l’or, l’argent, ou encore le palladium, peuvent être recyclés à 99%, toujours selon Recupel, afin de créer de nouveaux appareils.

“L’urban mining est non seulement une bonne chose pour l’environnement, mais aussi pour la société. Il suffit de songer à des pays comme le Congo, où le cobalt présent dans les batteries de GSM est extrait dans des conditions souvent inhumaines“, conclut-elle.

Avec Belga

Reportage de Jean-Michel Herbint et Camille Dequeker

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