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La Ville de Bruxelles part en guerre contre les Airbnb illégaux

Le Collège des Bourgmestre et Échevins de la Ville de Bruxelles a approuvé un plan d’action pour endiguer le développement sauvage des hébergements touristiques illégaux de type Airbnb dans le centre-ville.

Le Collège des Bourgmestre et Échevins de la Ville de Bruxelles a approuvé un plan d’action pour endiguer le développement sauvage des hébergements touristiques illégaux de type Airbnb dans le centre-ville. « Nous espérons remettre sur le marché locatif 1.000 logements d’ici la fin de la législature communale », annonce Ans Persoons, Échevine de l’Urbanisme.

Airbnb est devenu un business. Dans certains cas, il ne s’agit plus du particulier qui loue sa chambre – à la base de l’esprit Airbnb – mais de professionnels qui achètent des maisons entières ou plusieurs appartements pour ensuite les faire louer sur des plateformes de location touristique. Or, ce phénomène n’est pas sans conséquence. Le développement de la location touristique – plus rentable – contribue à un déficit au niveau de la location classique. Des logements disparaissent du marché locatif traditionnel et les prix de l’immobilier augmentent.

Quelques chiffres

La Région bruxelloise compte environ 7400 bien annoncés sur le site Airbnb. La Ville de Bruxelles est la commune la plus concernée avec 2.200 biens dont 1.600 qui concernent des biens entiers, s’alarme Ans Persoons, Échevine de l’Urbanisme de la Ville de Bruxelles. Cette proportion engendre une concurrence pour l’habitat résidentiel dans certains quartiers du centre-ville, particulièrement ceux de la Grand-Place, la Bourse, Saint-Jacques, Saint-Géry et Dansaert.

“Nous ne voulons pas d’un centre-ville habité seulement par des touristes. Les Bruxellois.es devraient encore pouvoir trouver un logement dans n’importe quel quartier et à un prix abordable”, déclare Ans Persoonss, qui ajoute que la plupart des locations de type Airbnb sont illégales et non conformes à l’ordonnance bruxelloise sur les hébergements touristiques.

Autre problème : Airbnb nuit au tissu urbain

Les touristes, rarement au fait des jours de sortie des poubelles, déposent leurs déchets dans la rue sans tenir compte des jours de ramassage. De plus, Airbnb entraîne une dégradation du lien social entre voisins mais aussi entre habitants et commerçants, estime Le Collège de la Ville de Bruxelles.

La Ville de Bruxelles a donc approuvé un plan d’action pour endiguer le développement incontrôlé des locations touristiques. Ce plan vise à sanctionner les hébergements touristiques clandestins via une Cellule Contrôle, et à taxer les hébergements comme biens inoccupés.

“De cette façon, nous voulons mettre la pression sur les propriétaires pour qu’ils mettent leur bien sur le marché locatif classique”, indique Ans Persoons avant de conclure sur ces mots, “en augmentant les contrôles, nous voulons remettre 1.000 logements sur le marché locatif d’ici la fin de la législature.”

“Nous avons connu une grande victoire il y a quelques semaines. Le propriétaire d’un grand immeuble dans la zone UNESCO a décidé sous la pression de la taxe pour bien inoccupés de remettre 15 appartements qui étaient loués sur la plateforme Airbnb sur le marché locatif traditionnel”, annonce de son côté Philippe Close, bourgmestre de la Ville de Bruxelles.

A.V. – Photo: BX1

 

 

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