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Dès juin, toutes les zones de police de Bruxelles auront accès en temps réel aux images de la STIB

Les six zones de police de la Capitale demandent depuis plusieurs années d’avoir accès en direct aux vidéos de surveillance du réseau de transport en commun bruxellois afin de mieux exercer les missions dans les différentes stations.

Ce sera le cas à partir de juin.

Entretien avec Laurent Masset, porte-parole de la zone de police d’Uccle, Auderghem et Watermael-Boitsfort.

Quelles sont actuellement les missions de la police en collaboration avec la STIB ?

" Nous avons un certain nombre d’inspecteurs qui sont dédiés à la sécurisation des transports en commun. En matière de collaborations directes, nous organisons des LIPAS, des patrouilles communes où la STIB contrôle les usagers pour vérifier la validité de leur titre de transports. Nous, nous les accompagnons sur ce type de contrôle afin d’assurer une sécurité aux contrôleurs de la STIB et cela permet aussi d’identifier l’usager. Nous sommes aussi chargés de patrouiller dans les stations de métro même si c’est une mission de la police fédérale. "

Lorsque le système sera mis en place, quels seront les avantages en termes de sécurité ?

" Pour notre zone de police, cela nous permettra d’observer en temps réel ce qu’il se passe dans les cinq stations de métro à Auderghem et accompagner visuellement nos policiers qui vont dans le métro car jusqu’ici c’était à l’aveugle puisque nous ne disposions plus d’images lorsqu’ils entraient dans le métro. De plus, ce sont des centaines de personnes qui se retrouvent au même endroit et au même moment. Avec tous les potentiels risques qu’il y a, c’est important de savoir ce qu’il s’y passe et de surcroît dès lors qu’on doit préparer une intervention policière. C’est la même chose sur la voie publique : quand il y a des images disponibles, le dispatching prend directement la main sur les caméras pour voir ce qu’il se passe car il y a toujours un délai entre un appel de détresse et le moment où la police est sur les lieux. Donc, avoir le contexte de l’intervention est très important pour savoir combien de policiers nous devons envoyer et quels sont les risques éventuels. "

 Vos effectifs policiers seront-ils suffisants pour assurer le suivi ?

" Non, car nous avons des dispatcheurs qui regardent les images en permanence. Maintenant, ils ne vont pas regarder tout le temps la station de métro. Cela se fait quand nous recevons des appels pour des agissements suspects ou quand il y a une patrouille qui se signale comme allant dans le métro. A ce moment-là, le dispatcheur va afficher les images à l’écran. Ça rationalise donc les besoins en policiers car nous pouvons facilement savoir ce qui se passe.

Par exemple, lorsque nous recevons un appel de détresse, la personne est incapable de décrire avec exactitude la situation. Donc, quand on nous dit qu’il y a une bagarre dans le métro, nous allons envoyer beaucoup de monde sans connaître exactement la situation. Mais si nous prenons la main sur les images et nous voyons deux personnes occupées à se bagarrer, nous pourrons évaluer combien de policiers nous devrons envoyer. "

Tania Portuesi

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