Ville de Bruxelles 1000

Bruxelles : le secteur culturel non subventionné s'estime discriminé et réclame des aides

La culture est l’un des plus touchés par la crise sanitaire.

Ce mardi le secteur culturel non conventionné a voulu se faire entendre. Les membres de la "No Hope Task Force", comme ils se font appeler, se sont réunis au Cirque Royal à Bruxelles. Ils avaient installé sur la scène une grande table qui évoquait les conférences de presse qui suivent les réunions du Comité de concertation. Un drapeau belge et un drapeau européen étaient déployés.

Les artistes Richard Ruben, les frères Taloche et Zidani se sont notamment produits sur la scène. Le message était qu'ils ne se sentent pas suffisamment soutenus. Il y a eu 3 millions d'euros d'aide pour le secteur de la culture indépendante, mais à côté de cela plus de 30 millions ont été octroyés à la culture subsidiée. Plusieurs structures et personnes concernées estiment que ce n'est pas équitable et ils réclament des aides, des compensations.


►►► Pas de réouverture de la culture pour l’instant : "Évidemment, on est très déçus. Le secteur culturel est assez excédé", réagit l’UPAC-T


"Nous sommes des producteurs indépendants, c'est-à-dire sans subvention. Nous n'en demandons pas, nous travaillons de manière différente. Notre manière de vivre c'est la billetterie, les spectateurs. C'est-à-dire qu'il faut que les salles soient replies au moins à 80%. Nous avons donc un double le problème. Plus le théâtre subventionné a des aides, plus grande est la discrimination par rapport à nous puisque les aides que nous recevons sont minimes. Ensuite, au niveau de la relance, le jour où la culture rouvrira, certaines salles subventionnées dont la trésorerie est florissante pourront reprendre dans des jauges de 20, 30 ou 50% pour respecter les mesures sanitaires, alors que nous ne pourrons pas reprendre. Nous, sans 80% de fréquentation au minimum, nous ne pourrons en aucun cas présenter de spectacle", explique le producteur indépendant et non subventionné Alain Lempoel, de la société Panache Diffusion (qui produit entre autres le spectacle La Framboise Frivole).

A. Lechien

Retrouvez l'article original sur RTBF