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BOZAR : deux tapisseries majestueuses, prêtées par le Louvre, sont arrivées

Dans les salles du palais des beaux-arts, d’énormes boîtes viennent d’arriver.

A l’intérieur, des tapisseries majestueuses du flamand, Bernard van Orley. Pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est un artiste majeur de la Renaissance. Au 16e siècle, il était peintre à la cour de Marguerite d’Autriche et de Marie de Hongrie. Mais il avait une autre spécialité : la création de gigantesques tapisseries.

Parmi ses clients, Charles Quint, le monarque le plus puissant de la première moitié du 16e siècle. Van Orley a, notamment, réalisé une série de 12 tapisseries mettant en scène l’empereur lors de parties de chasse. Et c’est, entre autres, deux de ces œuvres qui vont être exposées à BOZAR jusqu’au 26 mai prochain. Elles viennent tout droit du Louvre à Paris et elles ont été amenées par camion à Bruxelles avec la plus grande précaution.

Une manipulation délicate

Pour la déballer, plusieurs heures ont été nécessaires. L’action est suivie de très près par le conservateur en chef du musée du Louvre. La première pièce installée à BOZAR fait 4,4 mètres de haut sur 7,7 mètres de long. On y voit Charles Quint qui part à la chasse aux cerfs. Il trône devant son château de Coudenberg, à Bruxelles.

La particularité de cette œuvre : elle est confectionnée avec des filets d’or et d’argent. Elle appartenait, jadis, à la collection privée des rois de France. Elle aurait pu être détruite à la Révolution française, une époque à laquelle des voleurs ont détruit de nombreuses tapisseries pour s’emparer des métaux précieux. Mais étrangement, les pièces de Van Orlay ont été épargnées ; ce qui leur donne une rareté supplémentaire.

David Brichard

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