Vresse-sur-Semois et ses 12 villages

Vresse-sur-Semois et ses 12 villages. Sugny, Alle, Bagimont, Bohan, Chairière, Laforet, Membre, Mouzaive, Nafraiture, Orchimont, Pussemange et Vresse. L’entité jouxte la frontière française. C’est une région qui vit du tourisme et des revenus de la forêt.

C’est une des plus belles vallées encaissées de la Semois. Autrefois, on y cultivait le tabac. A Vresse, le musée du tabac et du folklore nous permet de comprendre à quel point cette industrie de tabac était florissante. Aujourd’hui, cette activité a presqu’entièrement disparu. Il reste, ici et là, aux détours de chemins, d’anciens séchoirs.

A Alle-sur-Semois, c’est une toute autre activité industrielle qui a fait la réputation du village. On y extrayait de l’ardoise jusqu’au lendemain de la seconde guerre mondiale. Les anciennes galeries d’ardoisières se visitent toujours.

Si vous passez par le village de Sugny, arrêtez-vous et faites-vous raconter l’histoire de ces quatre femmes accusées au 17e siècle d’avoir jeté des sorts et de se livrer au sabbat en compagnie de Satan. Elles ont été étranglées et brûlées.

A Nafraiture, essayez d’entendre le groupe de sonneurs de trompes de chasse, Les échos de la Semois, une vieille tradition ardennaise. Ce groupe participe à de nombreuses festivités ardennaises.

A Pussemange, vous ne manquerez pas l’église. C’est un peu une réplique de la cathédrale de Chartres.

A Bohan, vous verrez beaucoup de touristes une fois les beaux jours arrivés, mais aussi la Maison du Marichau, classée en 1973, n’en a que plus d’intérêt, comme l’une des dernières représentantes de la vieille architecture ardennaise à colombages. Autre curiosité, la « Pierre à marier ». C’est une vieille coutume : les jeunes mariés devaient s’y asseoir dos à dos, avant de regagner le domicile conjugal, attelés à une souche de bois. Cela symbolisait les difficultés qu’ils auraient à surmonter ensemble toute leur vie.

C. Vandelois