Dinant 5500

Voyager en Belgique pour pas un rond: trois exemples concrets !

Vous rêvez d'aventures mais votre porte-feuille est vide ? Pas de panique, la Belgique regorge d'initiatives pour se changer les idées et voyager dans le pays. A bon entendeur !

1) Le bivouac

On ne plante pas sa tente où l'on veut en Belgique. D'ailleurs, le camping sauvage est interdit par la loi. Mais il existe des zones où il est tout de même autorisé de passer la nuit. On les appelle des aires de bivouac. On en trouve d'ailleurs dans notre région, le long des "Sentiers d'Art en Condroz-Famenne".

Mais bivouaquer ne se fait pas n'importe comment. Il y a des règles à respecter, comme le précise Julie Riesen, la directrice de la Maison du Tourisme Condroz-Famenne:

On ne peut pas faire du feu en dehors des zones délimitées. Elles sont indiquées par des pierres. On ne peut pas couper du bois, il faut utiliser celui qu'on trouve sur place. Il faut aussi savoir qu'on peut séjourner dans ces aires uniquement de 17 heures à 9 heures du matin, que pour une nuit. On demande évidemment de respecter la quiétude des lieux.

Sur ce sentier balisé long de 150 kilomètres, on peut aussi dormir dans des oeuvres d'art qui servent d'abri. Comme pour le bivouac, elles sont uniquement destinées aux randonneurs de passage.

En Belgique, le camping sauvage est interdit sauf dans les zones de bivouac ? Sur les Sentiers d'Art en Condroz-Famenne, on peut même dormir dans des oeuvres d'art qui servent d'abri ??

2) "Welcome To My Garden"

Plutôt que de planter sa tente dans la nature, pourquoi pas la placer dans la propriété d'un inconnu ? C'est en quelque sorte le principe de la plateforme en ligne "Welcome To My Garden". Des citoyens ouvrent gratuitement leur jardin à des voyageurs pour une nuit ou deux maximum. Charlie, un touriste américain qui traverse la Wallonie à vélo, s'est arrêté à Dinant pour dormir:

Vous entrez sur le site internet et il y a une carte du pays. Vous pouvez zoomer dans la zone que vous voulez visiter. Vous cliquez sur l'icône et vous lisez la description du jardin. Certains sont très basiques et précisent juste qu'ils n'ont qu'un champ de disponible. Parfois, il n'y a ni toilettes, ni eau, ni électricité mais vous pouvez planter votre tente.

Etienne Bourdon est son hôte. Il vient de rejoindre la plateforme et il croule déjà sous les demandes:

Ce sont des gens de passage qui viennent obligatoirement à pied ou à vélo. J'ai déjà dû refuser des farfelus qui voulaient venir en caravane.

Pour les deux camps, l'expérience est enrichissante. Un mélange de tourisme local et responsable associé à des moments de convivialité. Etienne semble ravi de la présence de ses visiteurs:

Moi, je donne le jardin et eux me donne l'opportunité de les rencontrer, de parler un peu avec eux et de me débrouiller dans différentes langues. C'est le cas avec mon Américain qui ne parle pas français.

Certains jardins, comme celui d'Etienne, sont mieux équipés que d'autres plus rudimentaires.

Les visiteurs ont l'électricité, l'eau, une toilette à l'entrée de la maison. Il y a même un barbecue et une piscine qu'ils peuvent utiliser. Je pense qu'ils sont quand même bien accueillis ici. J'ai autant de bonheur à donner qu'à recevoir alors j'offre gracieusement mon jardin. 

Pour plus d'informations sur la plateforme, cliquez ici !

Ouvrir son jardin à des randonneurs d'un jour, c'est le principe de "Welcome to my Garden" ? Un Dinantais vient de rejoindre cette nouvelle plateforme en ligne. Il croule déjà sous les demandes.

3) Le "Wwoofing"

Le "Wwooffing" (World-Wide Opportunities on Organic Farms) est un réseau mondial de fermes biologiques. Concrètement, des agriculteurs vous offrent le couvert et le logement en échange d'un travail au sein de la ferme. Cela vous permet ainsi d'être utile tout en étant dépaysé. Arnaud, un Bruxellois de 23 ans, a élu domicile dans la ferme de Stée, à Braibant. Il voulait faire un break avant de se lancer dans la vie active:

Une journée type commence avec le nourrisage des poules, leur donner à boire et à manger, récolter les oeufs dans le poulailler. Dans le courant de la journée, je m'occupe de la serre et du potager.

Marie Claire Wylock est une "whost". L'agricultrice cinacienne accueille Arnaud sous son toit:

On leur demande une participation de quatre ou cinq heures par jour. Parfois, ils font plus ou moins mais ils ont pas mal de temps libre.

Le principe de la plateforme repose sur un accueil convivial et un échange de bons procédés entre les deux parties. Marie-Claire confirme:

C'est très enrichissant d'avoir des contacts avec des personnes qui ne sont pas issues du milieu agricole. J'aime leur expliquer le changement dans l'agriculture et l'idéal agricole vers lequel on voudrait aller.

Arnaud va dans le même sens:

C'est vraiment l'idée d'apprendre et d'être confronté à une autre réalité.

L'expérience peut parfois durer plusieurs semaines. A ce moment-là, Marie-Claire l'assure, les volontaires sont nourris, logés... et blanchis !

Pour avoir la liste des fermes candidates au "Wwoofing", cliquez ici !

Le "Wwoofing" ou comment rendre utiles ses vacances ! Un Bruxellois s'est porté volontaire à la Ferme de Stée, il y est logé et nourri en échange d'un travail dans le potager notamment.

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