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Ville de Bruxelles : huit travailleurs communaux soupçonnés de fraude ont été acquittés

Huit travailleurs communaux soupçonnés d’avoir mis en place une fraude aux cartes électroniques au service Démographie de Bruxelles-Ville en 2009 ont été acquittés le 3 juin par la 90e chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Bruxelles, rapporte la DH.

Huit travailleurs communaux soupçonnés d’avoir mis en place une fraude aux cartes électroniques au service Démographie de Bruxelles-Ville en 2009 ont été acquittés le 3 juin par la 90e chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Bruxelles, rapporte la DH.

Après huit années de combat judiciaire, les travailleurs communaux de la Ville de Bruxelles se disent soulagés. Ils viennent d’être acquittés dans une affaire de fraude financière liée à la délivrance de cartes d’identité électroniques, alors qu’ils travaillaient au service Démographie de la Ville de Bruxelles. “C’est un grand soulagement pour tout le monde. Il y a eu énormément d’émotion à l’annonce du verdict. J’avais les larmes aux yeux et la gorge nouée. Mes anciens collègues pleuraient. C’est une satisfaction. L’acquittement met fin à huit années d’enfer” , raconte Karim Aïdi à nos confrères de la DH.

La Ville de Bruxelles, qui estimait avoir être lesée de 127.000 euros n’a pas trouvé son compte auprès du Procureur du Roi. Toujours selon la Dernière Heure, ce dernier a relevé plusieurs approximations dans les arguments avancés par la partie civile et notamment le fait que “le dossier répressif ne contient aucune donnée fiable permettant de déterminer le préjudice de la partie civile.” Des doutes ont également été émis sur l’existence d’un système à grande échelle, sans qu’aucun des collègues ou supérieurs n’aient remarqué quoique ce soit – alors même que ces collaborateurs travaillaient en open space.

“J’étais content car le parquet a requis l’acquittement et mon avocat n’a rien eu à faire. Pire pour eux, quand le juge a interrogé l’avocat de la Ville pour justifier des éléments, il a expliqué qu’il n’était pas dans le secret de la Ville. J’ai été brisé dans ma carrière à 38 ans à peine. Maintenant, mon nom a été lavé” , enchaîne Karim Aïdi.

Reste encore le combat de Karim et d’une de ses collègues pour retrouver leur place à la Ville de Bruxelles.

La Rédaction en ligne

 

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