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Vers le comité de concertation : Elio Di Rupo annonce plaider pour une réouverture des salons de coiffure pour la mi-février

Le ministre-président de la Wallonie, Elio Di Rupo (PS) était l’invité de Thomas Gadisseux dans Matin Prem1ère ce vendredi.

Le ministre-président de la Wallonie, Elio Di Rupo (PS) était l’invité de Thomas Gadisseux dans Matin Prem1ère ce vendredi. Ils y ont parlé de la crise sanitaire et du Conseil national de sécurité prévu pour cette après-midi, et sont revenus sur l’arrestation de François Fornieri.


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Vers le CNS du jour…

Cette après-midi se tiendra donc un nouveau CNS. Il est très attendu par différents acteurs, dont les restaurateurs, les coiffeurs et le secteur du tourisme. Mais la situation épidémiologique est encore loin d’être satisfaisante pour de nombreuses réouvertures.

Faut-il s’attendre au maintien du statu quo en ce qui concerne les mesures sanitaires pour trois semaines ? Elio Di Rupo annonce qu’il va plaider pour permettre de donner des perspectives et notamment une réouverture des coiffeurs pour la mi-février. "La grande crainte c’est que le plateau que nous connaissons pour le moment vienne à s’emballer. Mais si l’on devait rester dans une certaine stabilité, même à haut niveau, à condition que les coiffeurs respectent des règles très strictes, on doit permettre cette activité" précise le numéro un wallon.


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Dépendants des chiffres

La crainte d’une reprise incontrôlable de l’épidémie à cause des variants est de façon palpable à l’ordre du jour du côté des politiques. C’est ainsi qu’il rappelle l’importance de la quarantaine en cas de retour de l’étranger. Elio Di Rupo affirme que le Premier ministre Alexander De Croo mettra sur la table du CNS la question de l’interdiction des voyages non-essentiels à l’étranger.

"L’enjeu est fondamental, répète le socialiste. On demande de la solidarité. Ne partez pas à l’étranger en dehors de ce qui est absolument nécessaire".


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Nous demandons que l’on respecte la quarantaine

Et en cas de retour tout de même de l’étranger, il faut se mettre en quarantaine. La région wallonne, qui chapeaute gouverneurs et zones de police, doit-elle "hausser le ton" sur les contrôles de ces quarantaines ? Elio Di Rupo ne plaide pas pour une "chasse", mais bien une collaboration dans le contrôle entre les bourgmestres, les CPAS, les polices locales. "Nous ne demandons pas que l’on sanctionne, mais que l’on respecte la quarantaine" précise-t-il.

Mais en cas de test positif, de contact avec un malade ou de retour de l’étranger (plus de 48h), la mise en quarantaine est nécessaire (avec les tests le premier et le 7e jour et une possible "libération" de la quarantaine après le deuxième test négatif). "De grâce, si vous revenez de l’étranger après 48 heures, il faut se mettre en quarantaine !" répète le Montois.


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Vers un nouveau train d’aides pour les secteurs en difficultés à cause de la crise sanitaire en Wallonie ? Elio Di Rupo se veut rassurant. "Vraisemblablement que oui. On essaye au maximum de contenir cette épidémie. Nous sommes dans une situation absolument exceptionnelle, plus rien par rapport au passé n’est le même. Donc nous sommes contraints, nous n’allons pas laisser s’effondrer totalement notre économie. Et donc on doit soutenir pour franchir cette étape épouvantable."

Quid des derniers événements concernant François Fornieri et Stéphane Moreau?

Thomas Gadisseux et Elio Di Rupo sont également revenus sur l’incarcération de François Fornieri, survenue hier.

Le premier wallon se montre serein et confiant en la justice : "Le gouvernement de Wallonie a fait son travail dès que nous avons été installés, il y a un peu plus d’un an. Avec l’actuel vice-Premier ministre Pierre-Yves Dermagne, nous avons accompli des actes déterminants et nous avons aidé à ce que la gouvernance, la gestion de l’entreprise (Nethys) puisse changer de main. Cela s’est fait avec beaucoup d’harmonie. Aujourd’hui, c’est la justice qui travaille".

Que la vérité puisse être dite à l’ensemble de nos concitoyens

"La justice travaille depuis un an. On me dit que le procureur général, monsieur De Valkeneer, fait avec son équipe un travail remarquable. Il faut faire confiance à la justice et la laisser faire son travail. La seule chose que nous demandons est que la vérité soit établie d’une manière rationnelle, sans parti pris. Que la vérité puisse être dite à l’ensemble de nos concitoyens (à commencer par les citoyens de la région liégeoise)." explique Elio Di Rupo.


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L’affaire Fornieri, c’est du détournement de fonds publics. Le gouvernement wallon s’est porté partie civile. A la question de savoir s’il compte demander pour la Région une réparation pour les dommages subis – afin de récupérer les millions versés à Stéphane Moreau et consorts —, Elio Di Rupo de refaire appel à la patience, à la confiance et au bon travail de la justice. "Nous n’avons pas du tout l’intention d’interférer de quelque manière que ce soit dans le travail judiciaire. La justice est indépendante, laissons-la travailler". Mais le ministre-président wallon de préciser que quand une décision définitive sera rendue, le gouvernement prendra position.

François Fornieri c’est évidemment Mithra. L’entreprise compte de nombreux actionnaires publics. Cette arrestation de François Fornieri est-elle aussi un séisme économique ? "L’entreprise Mithra est une entreprise de grande qualité, appréciée. Je pense que l’on doit poursuivre l’activité et voir dans les prochains jours comment à la fois les membres du conseil d’administration et les actionnaires vont réagir" explique le socialiste, qui poursuit : "mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain et faisons en sorte de préserver les intérêts économiques des uns et des autres, préserver l’emploi et de laisser travailler la justice".

Quant à savoir si Elio Di Rupo s’attend aussi à l’arrestation de Stéphane Moreau, le ministre-président wallon ne se prononce pas mais insiste encore une fois sur "la détermination de la justice liégeoise pour faire la clarté dans cette affaire". "La vérité est ce qu’on peut espérer de mieux pour tous" conclut-il.


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K.D. et la 1ère

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