Vers des voyages interdits ? Alexander De Croo le répète, ils sont vivement déconseillés

Le Premier ministre, Alexander De Croo, a maintenu jeudi à la Chambre sa position sur les voyages à l'étranger: ils sont vivement déconseillés.

Interrogé par les députés François De Smet (DéFI), Catherine Fonck (cdH) et Jasper Pillen (Open Vld), il ne s'est pas avancé dans la voie d'une interdiction.

"Je ne pourrais pas comprendre ce qui n'est pas clair quand on dit que c'est vivement déconseillé", a-t-il souligné.

L'opposition exhorte pourtant le gouvernement à se montrer clair. Les voyages "vivement déconseillés" n'ont pas empêché de dizaines de milliers de voyageurs de se rendre à l'étranger durant le congé de fin d'année, a fait remarquer François De Smet. "En Belgique, nous avons la rare capacité à croire que nous sommes une île. Mais quand la réalité nous rattrape, elle nous rattrape de manière beaucoup plus dure que dans les autres pays", a-t-il ajouté.

"Nous vous demandons plus de clarté", a souligné Catherine Fonck: soit les frontières restent ouvertes, et il y a un système efficace de traçage et de contrôle, soit elles sont fermées. "Ne laissez pas les citoyens dans l'incertitude", a-t-elle poursuivi.

La crainte à l'égard des voyages est présente également dans la majorité. Patrick Prévot (PS) a rappelé que la Belgique a été confrontée à la première vague de la pandémie au retour des vacances de Carnaval à la fin février 2020. "Je vous demande d'avoir une attention particulière", a-t-il dit au ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke.

Nouveaux variants

Les craintes sont renforcées par la circulation de nouveaux variants du virus. Des tests pratiqués sur 17 foyers, 8 cas où le variant britannique (B117) ont été détectés, dont trois sans lien avec un voyage à l'étranger et 5 avec un tel lien mais concernant divers pays: la Grande Bretagne, le Liban, Dubaï et la Suisse.

Le ministre attend une actualisation des données mais il a d'ores et déjà rappelé que les mesures de précaution sanitaire (distance, masque, lavage des mains, etc.) étaient d'application aussi bien à l'égard des variants du virus que de la souche connue.


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Le Premier ministre n'a par ailleurs pas voulu s'engager non plus dans un calendrier d'assouplissement des mesures, réclamé notamment par les professions de contact (salons de coiffure, de beauté, etc.): "Je comprends que les gens nous demandent de leur donner des perspectives. La réalité, c'est qu'aujourd'hui on ne peut pas dire: à cette date, voilà ce qui va se produire. La seule chose que l'on peut garantir, c'est que nous réalisons une évaluation quotidienne".

Belga

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