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Vélos électriques à partager : lequel choisir ?

A Bruxelles trois compagnies se disputent le marché du vélo électrique à partager.

A Bruxelles trois compagnies se disputent le marché du vélo électrique à partager. Billy Bike, Uber Jump et depuis peu, les eVillo. Alors maintenant, lequel choisir ? Pour ça, nous prenons en compte 3 facteurs. D’abord, le coût : le prix à la minute ou au mois. Ensuite la zone de déploiement et l’accessibilité, c’est-à-dire le nombre de vélos disponibles. Et finalement, l’empreinte écologique.

eVillo, le petit nouveau

Commençons par le petit nouveau, eVillo. Pour pouvoir rouler avec les vélos, vous payez un abonnement annuel classique de 34,7 euros/an, plus 4,15 euros pour l’option vélo électrique. Ce qui équivaut à environ 7 euros par mois. Lors de l’utilisation, la première demi-heure est gratuite et puis 0,50€ s’ajoute pour la 2e demi-heure, la 3ème demi-heure est à 1€ et les demi-heures suivantes sont à 2€ chacunes. En terme d’accessibilité, il y a 1800 Villo électrique dispersés sur 360 stations dans tout Bruxelles. Les Villo sont construits et assemblés en Hollande. En cas de casse, les pièces défectueuses sont recyclées. Le vélo réparé est ensuite remis en circuit. La durée de vie d’un Villo est de 5 à 10 ans.

Billy Bike, le précurseur

Ensuite il y a Billy Bike, le premier à être arrivé sur le marché. Pour rouler avec le vélo électrique, cela vous coûtera 0,18/min, ou bien le pack de 200 minutes à 30 euros (0,15/min). Billy est aujourd’hui présent dans 14 communes à Bruxelles (Bruxelles-Ville, Laeken, Schaerbeek, Etterbeek, Ixelles, Saint-Gilles, Molenbeek-Saint-Jean, Watermael-Boitsfort, Auderghem, Woluwe-Saint-Pierre, Woluwe-Saint-Lambert, Forest, Saint-Josse-Ten-Noode et Uccle) avec 600 vélos déployés. Les vélos sont construits majoritairement à Taïwan et ensuite assemblés à Bruxelles, la batterie étant, elle, construite en Allemagne. Les vélos sont cependant durables et ont pour objectif de tenir 4 ans. Pour l’instant, c’est pratiquement le cas, car en deux ans, seulement 1 Billy Bike a dû être jeté à la suite d’un accident grave.

Jump, le célèbre vélo rouge

Et le troisième, c’est le géant Uber avec ses vélos électriques JUMP. Pour le vélo rouge, il faut débourser 1 euro pour débloquer le vélo, et ensuite 0,15/min. A Bruxelles, on compte 500 vélos à disposition dans 11 communes : Bruxelles ville, Ixelles, Saint-Gilles, Etterbeek, Saint Josse Ten Node, Schaerbeek, Uccle, Watermael-Boitsfort, Auderghem et les deux Woluwe. Les vélos sont produits, selon Uber, à partir d’un réseau de différents fournisseurs du monde entier et ils sont ensuite assemblés en Europe. JUMP vient aussi de signer un contrat avec la multinationale française Veolia pour le recyclage des pièces des vélos. A noter que le caoutchouc n’est pas recyclable.

Bref

Récapitulons,

En termes de coût, tout dépend de votre usage. Pour une utilisation occasionnelle et pour des petits trajets, c’est Billy Bike qui l’emporte. Une course de vingt minutes vous coûtera 3,60. Pour une utilisation quotidienne, il est intéressant d’aller voir chez eVillo où vous payez un tarif d’environ 7 euro par mois et les 30 premières minutes gratuite à chaque fois que vous prenez un eVillo. Pour l’accessibilité, c’est eVillo qui détient le plus de vélos électriques à Bruxelles. Avec ses 1800 vélos dispersés dans Bruxelles, eVillo est loin devant Billy Bike (600 vélos) et JUMP (500 vélos). eVillo détient aussi la zone la plus large dans Bruxelles. Le gros bémol, c’est qu’il faut compter sur les stations pour pouvoir prendre ou déposer son vélo. Pour l’empreinte écologique, difficile de désigner un seul vainqueur. Billy Bike importe des pièces de Taïwan. Néanmoins, jusqu’à présent, presque jamais un vélo n’a dû être jeté. eVillo, lui, construit ses vélos plus près, en Hollande. En cas de casse, les vélos sont aussi réparés et remis en circuit. Enfin, difficile d’avoir plus d’information sur les vélos rouges JUMP : nous savons uniquement que les vélos sont construits à partir d’un réseau de différents fournisseurs du monde entier et ensuite assemblés en Europe. Les vélos cassés sont en grande partie recyclés.

Kamiel Hammenecker

Photo : Belga / Eric Lalmand

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