Vacances en Belgique : faire un trek et dormir en pleine nature en bivouac

Cet été, de nombreux Belges ont prévu de faire du tourisme local pour redécouvrir notre plat pays. L’envie de renouer avec la nature est également bien présente depuis le début du confinement et c’est donc sans surprise que la randonnée, le trekking et le bivouac reviennent sur le devant de la scène.

Et pour cause : il est bien tentant, après ces mois de confinement, de s’essayer à la pratique d’un sport "doux" en immersion dans la nature et de vivre la folle aventure de dormir parmi les arbres pour mieux profiter des paysages d’exception de nos régions… le tout, sans se ruiner !

Le bivouac : une micro-aventure en pleine nature

Comme dans beaucoup d’autres pays d’Europe, le camping sauvage est strictement interdit en Belgique. Il est cependant possible de dormir en pleine nature grâce aux aires de bivouac installées ici et là, dans nos forêts. Ces zones bien délimitées permettent aux randonneurs d’installer leur tente gratuitement, le temps d’une nuit.

La gratuité du logement est bien sûr un avantage non-négligeable de la pratique du bivouac (surtout quand on a un budget vacances réduit). Mais ce n’est pas le seul. Dormir en tente au milieu de la forêt permettrait également de se ressourcer : "Dormir sous tente est une expérience particulière : directement en contact avec la nature, cela me ressource d’une manière extraordinaire. Je m’endors avec les bruits de la nature, le souffle du vent contre la toile, le chant des oiseaux, le sifflement des chouettes, le grincement des arbres,…" explique Maxime, l’auteur du blog belge "Trekking et Voyage".

Les habitués du bivouac parlent carrément de "retour aux sources", "de sensation profonde de liberté", voire même de "véritable micro-aventure" au cœur de la nature.

Une bonne préparation en amont avant de se lancer

Faire du bivouac ne s’improvise pas. Avant toute chose, il convient de préparer son itinéraire et de repérer l’emplacement des aires de bivouac. En Belgique, parmi les sites les plus connus, on retrouve par exemple :

Même si ces aires de "camping" sont en accès libre et gratuit, il faut également savoir qu’il existe toute une réglementation autour de la pratique du bivouac, à prendre en compte dans son organisation.

Par exemple, les aires de bivouac ne sont accessibles qu’aux randonneurs, cyclistes et cavaliers. Aucun véhicule à moteur, caravane ou remorque n’y est autorisé. L’accessibilité est également parfois réduite à une ou deux tentes qui ne sont exclusivement autorisées qu’entre 16h et 10h. Comme il n’est pas possible de réserver son emplacement à l’avance, la loi tacite "premier arrivé, premier servi" est donc d’application. Il va de soi que tout type de végétation doit être respecté et tout abandon de déchet est passible de poursuites judiciaires. En d’autres termes, pour faire du bivouac, il faut impérativement respecter la nature qui vous entoure et ne laisser aucune trace de son passage.

Enfin, outre l’organisation purement pratique, faire un trek demande un minimum de préparation physique. Il n’est en effet pas donné à tout le monde de se promener plusieurs jours en pleine forêt avec son matériel de camping sur le dos. Il faut donc également penser à bien s’équiper et à privilégier un matériel léger pour que l’aventure inoubliable ne se transforme pas en cauchemar.

Lucy Dricot pour RTBF Tendance