Anhée 5537

"Si Saint-Nicolas meurt, on n'aura plus jamais de cadeaux"

A Bioul, coronavirus oblige, le patron des écoliers a rencontré les enfants de manière virtuelle. Un Saint-Nicolas 2.0 !

Du haut de son nuage, dans un studio apprêté pour l'occasion, le Grand Saint-Nicolas rend visite aux élèves de l'école communale de Bioul. Une visite obligée d'être virtuelle en ces temps d'épidémie. Il s'agit d'une nouveauté pour le patron des écoliers pour qui la technologie, c'est tout sauf simple:

Les enfants sont nés avec. Pour moi, c'est plus difficile. Heureusement que j'ai des lutins compétents pour m'assister. De toute façon, on n'a pas le choix. Il faut s'habituer à vivre et travailler autrement. 

En classe, les écoliers chantonnent à sa gloire mais interrogent aussi le Grand Saint. Parfois, les questions sont un peu personnelles. Luna va jusqu'à lui demander s'il a contracté le virus. La réponse est négative. 

Il ne faut pas qu'il l'attrape. Après, s'il meurt, on n'aura plus jamais de cadeaux. 

La rencontre avec Saint-Nicolas est une tradition dans cette école anhétoise, comme dans beaucoup d'autres. Sylvie Rossomme, la directrice de l'établissement de Bioul, voulait la maintenir coûte que coûte, sans prendre de risque:

Depuis le début de l'année, toutes les activités s'annulent les unes après les autres. Mais il fallait garder cet évènement-là parce qu'il est très important aux yeux des enfants. 

Les trois classes de maternelle et les sept de primaire ont chacune eu leur quart d'heure avec la star du moment. Dans quelques jours, le Grand Saint descendra du ciel pour les gâter encore un peu plus. L'avantage quand on est Saint-Nicolas, c'est qu'on a une dérogation pour travailler la nuit, même après le couvre-feu. 

 

A Bioul, coronavirus oblige, le patron des écoliers a rencontré les enfants de manière virtuelle. Un Saint-Nicolas 2.0 !

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