Charleroi 6000

Un plan "bon pour le moral" des commerçants carolos

La situation des commerçants reste très difficile.

C’est le constat de Comeos, la fédération du secteur. Pour les deux premières semaines de reprise, le nombre de visiteurs dans les magasins est en moyenne 40% plus bas qu’avant la crise du coronavirus. Pire dans les centres commerciaux, la baisse est de 70%. Et c’est le secteur de la mode qui semble le plus affecté.

Face à ce constat, plusieurs communes ont lancé des plans de soutien aux commerçants. C’est le cas à Charleroi où Gregory Sarafianos a joué de malchance. Il a ouvert son petit restaurant snack grec en plein cœur de Charleroi le 13 mars. Soit le 1e jour du confinement. "J’ai juste eu l’occasion d’organiser un apéro le vendredi jusqu’à minuit et puis j’ai dû fermer. C’est l’ouverture la plus courte de l’histoire je crois." Gregory a ensuite été le premier à rouvrir dans la rue de Dampremy. Il a commencé à vendre des produits à emporter mais pas de quoi payer toutes les charges. Alors le coup de main de la ville est le bienvenu


►►► À lire aussi : notre dossier sur l'épidémie de coronavirus


"C’est bon pour le local", choisi comme nom de code de l’opération. Axe principal : des bons d’achat à acheter en ligne qui offrent 20% supplémentaires valables dans les commerces carolos.

"C’est la ville qui paye la différence et c’est tout bonus pour tout le monde", explique l’échevine Babette Jandrain. "L’idée c’est d’inciter les carolos à consommer local et même toute personne extérieure qui le voudrait, à venir consommer à Charleroi." Charleroi proposera aussi au conseil communal de lundi des exonérations de taxes.

Un achat groupé de matériel sanitaire est déjà en place ainsi qu’une cartographie des commerces ouverts. Pratique pour savoir par exemple que Gregory prépare des plats à emporter.

Mathieu Van Winckel

Retrouvez l'article original sur RTBF