Un père et ses enfants bloqués au Cameroun depuis la crise du Covid: le billet d'avion est impayable

Un habitant de Blegny et ses 2 enfants sont bloqués au Cameroun depuis la mi-mars et le début de la crise du Covid.

Leurs billets d'avion sont tout simplement impayables.

Ce Belge d'origine camerounaise s'était rendu dans sa famille en Afrique pour y présenter pour la première fois ses enfants de 2 et 4 ans. Et depuis, il lui est financièrement impossible de rentrer en Belgique.

Il faut dire que les drames et les tuiles se sont accumulées depuis. Il a d'abord dû postposer son retour en raison du décès de sa mère et des funérailles à organiser. Il y a eu ensuite la crise du Covid et la paralysie de l'espace aérien. Des rapatriements d'urgence ont bien été organisés par la Belgique, mais ils se sont logiquement interrompus lorsque les compagnies ont pu reprogrammer des vols commerciaux.

Entre 8500 et 9000 euros pour les vols retour

Le hic, c'est que ces vols sont proposés à des tarifs qui dépassent l'entendement. Geneviève Lallemand, compagne de ce Belge d'origine camerounaise et maman des 2 enfants: "Brussels Airlines, pour un aller simple pour trois personnes, demande entre 8500 et 9000 euros. Alors qu'un tarif normal pour un aller-retour en cette période est de plus ou moins 800 euros. Les prix sont exorbitants, donc c'est très compliqué. J'ai mes deux petits garçons en bas âge qui sont bloqués là-bas avec mon compagnon depuis trois mois et demi".

Du côté de l'aéroport de Zaventem, on indique qu'aucun vol n'est de toute façon programmé par la compagnie aérienne belge avant le 3 août.

Seuls les vols "essentiels" sont autorisés

Nous avons également contacté le ministre des affaires étrangères à propos de ces Belges toujours bloqués en Afrique. Philippe Goffin nous a confirmé que les vols commerciaux sont effectivement toujours interdits entre le Cameroun et la Belgique, sauf s'il s'agit de vols essentiels, pour raisons de santé par exemple, ce qui pourrait être le cas ici car un des enfants souffre apparemment de problèmes respiratoires. Mais le ministre le reconnait: les tarifs pratiqués par certaines compagnies aériennes sont parfois exorbitants.

Marc Hildesheim

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