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Un jour à Huy, la ville aux millionnaires !

Depuis le Moyen Age, Huy est une puissante place forte. La ville est millénaire alors que sa forteresse actuelle a tout juste deux siècles. Jadis, l’industrie l’a fait grandir. Aujourd’hui, c’est le tourisme qui attire la majeure partie des visiteurs. Le 15 août, les confréries rassemblent quelques milliers de personnes.

Entre la Meuse, le fort, la collégiale et les commerces, la ville est attrayante. Huy est née dans le roc au sud du Sillon Sambre et Meuse, en Ardenne condruzienne à mi-chemin entre Liège et Namur.

 

De son passé médiéval persiste un quartier aux rues étroites pavées bordées de bâtiments érigés entre les 13ème et 18ème siècles où les badauds aiment flâner.

Sa situation en bord de Meuse a favorisé son développement économique. Toutes les villes ne jouissent pas des rives mosanes ! Les tanneurs, orfèvres, foulons, chaudronniers, menuisiers et étainiers s’y sont installés. La tradition des étainiers hutois remonte au 7ème siècle.

Au début, il y a un château, transformé au 15ème siècle en forteresse, fierté des habitants. La ville est alors bourgeoise où se plaît à séjourner la cour de Bourgogne. Après attaques, incendies, pillages, le château est détruit, démonté pierre par pierre par les citadins.

 

Huy s’en sort encore plus riche qu’avant avec des industries en plein essor, comme la papeterie, l’orfèvrerie et la métallurgie. On la surnomme alors " la ville aux millionnaires ".

En 1818, les Hollandais font reconstruire un nouveau fort, celui qu’on lui connaît actuellement. Les travaux s’achèveront en 1823. Il ne servira jamais de position d’attaque mais nombreux sont les civils à y avoir souffert durant les deux guerres mondiales.

 

Que devient la citadelle aujourd’hui ?

Le Fort de Huy est un des pôles touristiques majeurs de la région. On le visite d’avril à octobre. On y accède en voiture, à pied ou à vélo pour les plus courageux et en téléphérique.

On s’y rend pour le panorama et le musée qui évoque la détention des prisonniers de guerre pendant la 2ème guerre mondiale.

L’entrée est une énorme porte cochère qui nous mène sous la sombre voûte d’un couloir où l’atmosphère est glaciale et impressionnante. Avec ses cachots sinistres, sa salle d’interrogatoire, ses lavoirs rudimentaires et ses chambres de détention, il reste une page d’histoire intacte de l’histoire nazi. L'espace muséal éclaire le visiteur sur les conditions de vie des prisonniers au fort durant la Seconde Guerre mondiale et sur la vie quotidienne de la population sous l'Occupation.

 

Une collégiale remarquable

La collégiale Notre-Dame et Saint Domitien, patrimoine majeur de Wallonie, a été construite en plein centre-ville, sur la rive droite de la Meuse. Sa rosace flamboyante récemment restaurée de 9 mètres de diamètre rappelle son style gothique mosan. Li Rondia comme la surnomme les Hutois est l’une de leur fierté. Cinq lieux de culte l’auraient précédés depuis le 4ème siècle.

 

Quatre musées

Le musée du Fort nous décrit la détention des prisonniers de guerre durant la Seconde Guerre mondiale.

 

Le Musée communal évoque la vie des Hutois et leurs activités de la Préhistoire à nos jours. Les collections sont présentées dans le couvent des Frères Mineurs, entièrement reconstruit en style mosan au 17ème siècle.

 

L’Eco Musée de Ben-Ahin explore les rapports entretenus par l’homme avec son environnement de la préhistoire à nos jours. Le Musée est installé au pied des ruines du château de Beaufort, le long du Ravel n°1.

 

Le Musée de la Vie Thiangeoise.

 

 

Les incontournables de l’été

Le 21 juillet : le spectacle " 14-18 et après … " au fort dans le programme de la thématique touristique du centenaire de la 1ère Guerre mondiale.

Le 5 août : une journée pour les famille avec des animations, une brocante de livres et une croisière contée à bord du Val Mosan.

Du 10 au 26 août : la foire.

Le 15 août : rassemblement des confréries attirent des milliers de personnes. Feu d’artifice.

Une croisière sur la Meuse sur le Val Mosan, récemment rénové. Croisières thématiques et événementielles.

Carine Bresse