Tournai 7500

Un accord pour le climat obtenu à Tournai

Après plusieurs heures de négociations, douze pays se sont mis d’accord sur un certain nombre d’engagements dans la foulée de la conférence de Paris, la COP 21, et celle de Marrakech.

Les discussions étaient encadrées par l’organisation internationale WWF. Étaient présentes des délégations russes, américaines et belges notamment. L’accord a été conclu au sein des locaux du Centre éducatif Sainte-Union de Tournai. Une cinquantaine d’élèves de 5ème et 6ème année ont beaucoup travaillé pour arriver à déboucher sur un texte commun. Ils étaient les négociateurs d’un jour.  

On avance ses arguments 

"Nous, on veut bien arrêter de produire du CO2 mais alors arrêtez de nous acheter de l’essence". Martin est clairement le leader autour de la table, il est le président de la délégation d’Arabie Saoudite et comme dans la réalité, le porte-parole des pays pétroliers freine la conclusion d’un accord ambitieux sur le climat. Le jeu de rôle fonctionne bien sous le regard attentif d’Ann Desmet, professeur d’économie: "on a fait du travail en classe avec ma collègue, prof de physique pour expliquer les gaz à effet de serre et leur impact climatique. Je me suis ensuite occupée de l’aspect un peu plus politique avec le jeu des alliances mais je pense qu’ils n’ont pas encore tout compris, c’est bien qu’ils débattent aujourd’hui". Et cela discute dans plusieurs classes, chacun défend son point de vue, pour son pays et "ce n’est pas toujours facile quand on ne partage pas les idées de Donald Trump" nous dit Marie Suleau du WWF. L’organisation internationale qui organise ces Climate Challenge. "L’objectif est que les élèves soient mis en situation réelle d’une conférence des Nations-Unies pour le Climat et réfléchissent à son fonctionnement".

"Nous jouons le rôle de représentants de pays emblématiques et qui mènent en général les débats lors de ces réunions, ceux qui freinent et ceux qui veulent vraiment faire des efforts pour la planète", nous explique cette élève qui représente les Philippines confrontées à de terribles inondations et qui vont entraîner l’afflux de réfugiés climatiques. D’autres thématiques comme la nourriture et le Fonds climatique sont débattues au sein des différents groupes. Pour Marie Suleau, "ils se rendent compte de l’urgence, je suis étonnée ici surtout quand on voit nos politiques qui eux n’ont pas l’air de se rendre compte justement. Quand on voit la Belgique qui n’a toujours pas signé d’accord climatique, on se demande dans quel monde ils vivent et peut-être qu’ils devraient prendre des leçons ici". L’appel est lancé, les discussions entre élèves se poursuivront sans doute en dehors de l’école…                

Marie Anne Brilot

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