ULB/VUB: une campagne sur les campus pour sensibiliser aux agressions sexuelles

Le projet ULB/VUB Grape, lance du 13 au 16 novembre, "une semaine thématique sur les violences sexuelles et plus spécifiquement sur la notion de culture". Ce projet est porté par quatre étudiantes issues des deux universités. L’événement s'appelle...

Le projet ULB/VUB Grape, lance du 13 au 16 novembre, "une semaine thématique sur les violences sexuelles et plus spécifiquement sur la notion de culture". Ce projet est porté par quatre étudiantes issues des deux universités.

L’événement s'appelle "A week to fight rape culture". Il prévoit des expositions, des conférences et des soirées pour parler de ce phénomène. Le message qu'il veut envoyer, c'est que les campus ne sont pas une bulle. Des agressions sexuelles peuvent aussi y avoir lieu.

Selma Bouillard, est l'une des organisatrices, elle a subi elle-même une agression sexuelle: "On veut montrer que ça arrive autant dans le milieu universitaire que dans n’importe quels autres milieux. En fait les agressions sexuelles, c’est quelque chose qui ne tient pas compte du niveau d’éducation, de combien on gagne (…) et de ces choses-là. Donc on voulait montrer que ça arrive vraiment partout. C’est aussi l’occasion de sensibiliser les étudiants mais aussi le personnel académique, c’est pour cette raison que l'on a choisi de faire cette compagne-là".

Plusieurs évènements sont organisés tout au long de la semaine. 

Selma Bouillard les détaille: "Il y aura une exposition photo avec des victimes d’agressions sexuelles. Elles ont elles mêmes choisi quelle partie de leur corps elles voulaient photographier. Elles ont aussi choisi le message qu’elles voulaient que l'on écrive sur elles. Ils et elles, puisqu'il y aura des hommes comme des femmes. Au programme aussi: une exposition de vêtements, donc, pour montrer que les vêtements que l'on porte n’ont aucun impact dans le fait de se faire agresser. Enfin, nous organisons aussi des conférences et une soirée jeudi soir réservée aux victimes d'agressions sexuelles. Le but, ce n'est pas que chacun raconte son histoire, mais il y aura un espace pour en discuter si besoin. On parlera aussi de nos occupations, de nos études. Le but, c’est vraiment de créer un petit espace sécurisé où les victimes se sentent à l’aise, si elles veulent parler de quelque chose, qu’elles sachent qu'elles ne seront pas jugées et que l’on sera à l’écoute ".

Tous les détails sont sur la page Facebook: ‘"A week to fight rape culture".

Aline Wavreille

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