Lessines 7860

Tournai: un marchand de chevaux d'Ogy renvoyé en Correctionnelle

La Chambre du Conseil de Tournai a décidé ce mardi de renvoyer devant le tribunal correctionnel un marchand de chevaux de Lessines, pour maltraitance animale.

Présidée par Guy Mbenza-Badianga, la Chambre du conseil de Tournai s'est réunie le vendredi 9 octobre dernier afin de statuer dans un dossier à charge de deux inculpés impliqués dans une affaire de maltraitance animale.    Ce mardi 27 octobre, la Chambre du Conseil a rendu sa décision. Après quatre ans d'attente, ce dossier vient de déboucher sur un renvoi en correctionnelle.

24 chefs d'inculpation 

Pascal D., un marchand de chevaux à Ogy (Lessines), est poursuivi pour 24 chefs d'inculpation liés à la maltraitance animale, à la législation sanitaire et à la traite des êtres humains. Un inspecteur vétérinaire de l'unité "Bien-être animal de Wallonie" (UBEA) est soupçonné de corruption avec l'auteur principal. Le marchand de chevaux et le fonctionnaire à l'administration wallonne ont tous deux été inculpés à la suite d'une enquête menée par la juge d'instruction Sylviane Pichuèque, suite à de graves faits de maltraitance commis en 2016.    À l'époque, plus de 50 chevaux avaient été saisis et confiés à divers refuges. L'intervention, qui s'était étalée sur trois jours, avait été ordonnée par la juge d'instruction Pichuèque.   Après audition par la magistrate, Pascal D. avait été placé sous mandat d'arrêt et passé 40 jours en prison préventive.    Lors des perquisitions, les enquêteurs ont retrouvé des chevaux squelettiques, affamés et déshydratés. Certains étaient blessés. Trois d'entre eux ont dû être euthanasiés. D'autres étaient porteurs de la gourme, une maladie virale. Les policiers ont aussi découvert un atelier d'abattage illégal.    

Des descentes régulières

Depuis, plusieurs interventions ont eu lieu chez ce marchand. Les deux dernières grosses saisies, dont une de quatorze chevaux, datent de juillet et août 2019. Les principales préventions à charge de Pascal D. sont d'avoir abattu des équidés clandestinement, d'avoir détenu des équidés, des bovins et nombreux autres animaux en infraction avec la législation sur le bien-être des animaux, d'avoir vendu des équidés ne pouvant entrer dans la chaîne alimentaire et falsifié des denrées alimentaires, d'avoir vendu des denrées alimentaires qui contiennent des contaminants interdits, d'avoir importé illégalement des équidés, d'avoir rédigé de faux passeports et d'avoir dissimulé l'origine des équidés pour les faire entrer dans la chaîne alimentaire et enfin d'avoir commis l'infraction de traite des êtres humains à savoir l'emploi de main-d'œuvre illégale dans des conditions contraires à la dignité humaine.    

Un inspecteur vétérinaire de l'Unité Bien-être animal de Wallonie (UBEA) a aussi été soupçonné par la juge d'instruction d'avoir reçu des avantages afin d'établir un rapport de contrôle favorable. Il a bénéficié d'un non-lieu.
 

 

RTBF avec Agences

Retrouvez l'article original sur RTBF