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Téléphérique de Namur : les tarifs sont connus, les horaires pourraient évoluer

Alors que les télécabines sont attendues dans le courant du mois de mars, l’exploitation commerciale du téléphérique de Namur s’organise.

Les informations tarifaires et les horaires d’ouverture sont désormais communiqués. Le démarrage est toujours prévu pour le mois d’avril, selon Jean-Charles Dekeyser, le manager de l’équipe aux commandes de l’attraction.

Un tarif de base à 6,5 euros et un abonnement annuel

Le téléphérique sera gratuit pour les enfants de moins de 4 ans mais l’aller-retour de base entre la Ville et la Citadelle est fixé à 6,5 euros (4,5 euros pour un aller simple). Ce même tarif sera appliqué aux cyclistes qui souhaiteraient monter à bord avec leur deux-roues.

Les séniors (65 ans et plus), les étudiants et les jeunes entre 6 et 17 ans bénéficierons d’un tarif préférentiel : 5 euros pour l’aller-retour (3,5 euros/aller simple).

Les personnes à mobilité réduite et les enfants entre 4 et 5 ans profiteront d’un prix encore plus serré : 4,50 euros pour l’aller-retour (3 euros/aller simple).

Pour les Namurois qui souhaitent l’emprunter comme moyen de transport régulier, un abonnement annuel nominatif donnera un accès illimité au téléphérique sur base d’un forfait de 32,50 euros.

Pas de fermeture hivernale

Le téléphérique de Namur sera accessible toute l’année. Entre le 1er octobre et le 31 mars, il sera fermé tous les lundis pour assurer la maintenance. Durant la belle saison, les cabines survoleront la Sambre sept jours sur sept entre 10h30 et 17 heures.

En Hiver, elles démarreront une demi-heure plus tôt. "Ces horaires pourraient être adaptés en fonction des événements organisés sur la Citadelle", assure Jean-Charles Dekeyser, le nouveau patron.

La ville négocie toujours des horaires élargis

Contacté ce jeudi matin, Maxime Prévot précise : "On va ouvrir au printemps avec des horaires touristiques mais nous souhaitons toujours tester une formule élargie, plus proche des heures d’écoles et de bureau." Une phase test devrait débuter dès le mois de septembre. C’est du moins, le souhait de la Ville.

Pour ce faire, il faut revoir la convention. A l’origine, celle-ci prévoyait une exploitation strictement touristique. La ville est toujours en négociation avec le concessionnaire dans le but de modifier le contrat qui les lie.

Une plage d’ouverture plus large aura un coût en personnel mais aussi en maintenance: "Nous allons sans doute devoir réintroduire un marché public", précise le bourgmestre de Namur. "Mais notre intention est bien de démarrer une phase test avec des horaires calqués sur les étudiants et les travailleurs afin de mesurer la demande."

Capacité : 300 passagers/heure

À son lancement, le téléphérique sera équipé de deux trains de 3 cabines pouvant accueillir chacune six personnes. Cet équipement permettra d’atteindre une cadence maximale de 300 passagers par heure.

Mais l’ambition est d’augmenter l’activité. La société du téléphérique a d’ailleurs déjà prévu d’acquérir, dans un délai de deux ans, 6 cabines supplémentaires. Ce qui fera grimper la capacité maximale à 415 touristes par heure.

Recrutement : on cherche toujours un responsable technique

En dehors du nouveau manager du téléphérique, l’équipe sera composée de 5 autres personnes. Le recrutement est toujours en cours. En dehors des profils d’agent d’accueil et d’entretien, l’appel est aussi lancé aux candidats pour les postes d’opérateurs.

Mais le profil le plus compliqué à dégoter, c’est celui de responsable technique. Il disposerait d’une expertise technique en maintenance et gestion de télécabines ou de télésièges.

Une expérience en station de ski serait idéale : "C’est le profil de luxe", sourit Jean-Charles Dekeyser. "Mais une expérience dans le secteur des ascenseurs pourrait aussi présenter un intérêt. Il faut aussi impérativement, ne pas avoir le vertige", précise le manager du Téléphérique, rappelant que certains pylônes culminent à 25 mètres de haut !

Benjamin Brone

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