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Sur les traces du conflit 14-18 à Namur

Dans le cadre des Commémorations du Centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, Vivre ici et le site 14-18 RTBF, vous proposent une découverte des différentes localités belges où les traces de la Grande Guerre sont encore visibles. Notre guide, Isabelle Masson Loodts vous invite en vidéo à découvrir les traces du conflit à Namur et son monument aux héros et ses chevaux

Ce monument dédié aux héros et aux chevaux se trouve au croisement de l'avenue Reine Astrid, du pont de l'Évêché et de la rue Bord de l'Eau, à Namur.

Aucun animal ne joue un rôle plus important durant la Grande Guerre que le cheval. D’une certaine manière, le conflit eût été impensable sans lui.

Dans son livre "A l'Ouest, rien de nouveau", Erich Maria décrit l'agonie de chevaux sur le front : "Les cris continuent. Ce ne sont pas des êtres humains qui peuvent crier si terriblement. Kat dit: ‘‘Chevaux blessés’’. Je n’ai encore jamais entendu crier des chevaux et je puis à peine le croire. C’est toute la détresse du monde. C’est la créature martyrisée, c’est une douleur sauvage et terrible qui gémit ainsi. Nous sommes devenus blêmes. Detering se dresse: ‘‘Nom de Dieu ! achevez-les donc !’’ (…) Detering tremble et jette son fusil à terre. Nous nous asseyons et nous nous bouchons les oreilles, mais ces plaintes, ces cris de détresse, ces horribles gémissements y pénètrent quand même, pénètrent tout. On peut dire que nous sommes tous capables de supporter beaucoup ; mais en ce moment la sueur nous inonde. On voudrait se lever et s’en aller en courant, n'importe où, pourvu qu’on n’entende plus ces plaintes (…) Detering va et vient en pestant. ‘‘Je voudrais savoir le mal qu’ont fait ces bêtes.’’ Ensuite, il revient sur le même sujet. Sa voix est émue, elle est presque solennelle lorsqu’il lance : ‘‘Je vous le dis, que des animaux fassent la guerre, c’est la plus grande abomination qui soit !’’ "

L'utilité de la cavalerie va être remise en question avec l'enlisement de la guerre autour des tranchées, puis l'apparition de chars blindés motorisés. Les chevaux vont néanmoins rester nombreux sur le front, utilisés pour d'autres fonctions que les charges de cavalerie, et par exemple pour transporter des messages, des armes, de la nourriture, des blessés... Ils seront plus de huit millions à servir sur le front. Le lourd tribut qu'ils ont payé à la guerre, et leurs souffrances qui ont marqué les soldats en ont fait l'animal le plus associé à la guerre.

De nombreux mémoriaux rendant hommage aux chevaux de la Première Guerre mondiale ont été construits, notamment à Hampstead, à Londres, à Minneapolis, à Canberra...

Suivez les traces du conflit, avec Isabelle Masson Loodts dans cette vidéo:

Traces et empreintes à Namur

Juliette Patriarche