Sportif ou sportive, les rémunérations sont loin d'être identiques

Les inégalités restent de mise dans le sport.

Et elles sont gigantesques dans le football : par exemple le salaire de Lionel Messi est 200 fois plus important que celui d’Ana Hegerberg, ballon d’or féminin en 2018. Dans le classement Forbes, sur les 100 sportifs les mieux payés de l’année, on ne retrouve qu’une seule femme : la joueuse de tennis Serena Williams. Avec un peu moins de 30 millions d’euros gagnés en 2019, elle n’est qu’à la 63e place du classement. Loin derrière donc Lionel Messi, sportif le mieux payé l’année passée avec 127 millions de dollars ou encore Roger Féderer (93 millions) et Tiger Woods, avec près de 64 millions de dollars. Des écarts donc qui restent très importants, voyez le salaire de Lionel Messi. Il est 200 fois plus important que celui d’Ana Hegerberg, ballon d’or féminin en 2018.

Une question de sponsors ?

Oui. Et si on reprend notre classement Forbes, on le voit, sur les 127 millions de dollars gagnés par Lionel Messi par exemple, 35 millions sont dus aux juteux contrats de sponsoring et autres partenariats. Or, les compétitions féminines et leurs sportives n’attirent pas encore assez le public ; il faut dire qu’elles sont aussi moins médiatisées, avec moins de retransmission sur les petits écrans. Du coup les sponsors se font plus rares et moins généreux.

Malgré ces écarts, certains sports comme le tennis, la course à pied ou le judo sont plus équitables.

Et en Belgique ?

Une enquête du comité olympique belge révèle que 72% des athlètes féminines estiment gagner moins que les hommes. Et si l’on regarde les chiffres on peut sans conteste dire qu’il reste du chemin à faire. Mais les choses avancent, sur certains fronts. Souvenez-vous notamment de la polémique il y a deux ans concernant les gains du marathon de Bruxelles. La gagnante remportait 3 fois moins d’argent que son homologue masculin. Cela avait tellement fait de bruit, qu’aujourd’hui les gains sont identiques.

Avec des petits pas aussi dans le monde du football puisque l’union belge de football assure avoir augmenté les primes des Red Flames, l’équipe nationale belge féminine, sans en dévoiler cependant le montant. Tessa Wullaert par exemple, soulier d’or, comme bien d’autres, joue en ce moment dans un club étranger pour pouvoir gagner sa vie.

Malgré ces écarts, certains sports sont quand même plus équitables. C’est le cas notamment de sports comme le tennis, la course à pied ou le judo ou encore les sports d’hiver.

MJ, EG, MB

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