Sans rien faire, le Vlaams Belang met la pression sur le monde politique flamand

Dans les sondages, le Vlaams Belang est au sommet depuis un an.

Dans le dernier sondage, le parti d'extrême-droite flamand est crédité de 27%. Il est largement en tête. La N-VA est deuxième à 20%. Et après, pour trouver le troisième parti dans le sondage, il faut descendre jusque 12% et la place est occupée par le SP.A.

La N-VA se cherche depuis les communales de 2018

La N-VA, lors de ces communales, a perdu 7-8%. Et c'est le Vlaams Belang qui les a récupérés. Quitter le gouvernement fédéral en décembre 2018, deux mois plus tard, était un choix tactique et pas pour n'importe quel motif: le Pacte sur les Migrations de l'ONU. Un texte symbolique et emblématique pour le Vlaams Belang. La N-VA a voulu se refaire de cette façon et aller rechercher ses électeurs repartis à l'extrême-droite mais son pari n'a pas vraiment réussi.

Y aller ou pas au fédéral?

Depuis un an, il est difficile de cerner la réelle volonté de la N-VA. Veut-elle vraiment aller au fédéral? Etait-elle vraiment prête à gouverner avec le PS comme le répétait Bart De Wever. Et aujourd'hui, est-elle prête à accepter la surenchère du CDH et du SP.A sur les mesures sociales principalement alors que la N-VA a toujours prôné l'orthodoxie budgétaire. Et tout cela, sans aucune garantie d'avancée institutionnelle. Pire, le MR, l'Open VLD, le CDH et le SP.A se disent prêts à reconfier au fédéral certaines compétences en matière de santé notamment.

Etre au pouvoir octroie des ministres et donc, de la visibilité. Mais, dans le même temps, la N-VA sera sans cesse sous la pression du Vlaams Belang. Et si la N-VA n'obtient rien sur le communautaire, ça va être galère.

Le CD&V est aussi sous pression

D'abord vu les derniers sondages. Le parti chrétien-démocrate flamand n'est plus crédité que de 11%. Une misère. Et donc, il doit exister. Il doit garder ses fondamentaux comme refuser toute avancée en matière d'IVG. Et sur le sujet, le CD&V est mis sous pression. Le Vlaams Belang a la même position, la N-VA aussi. Joachim Coens ne peut reculer sous peine de céder sur ses valeurs et voir la N-VA et le Vlaams Belang en profiter. Joachim Coens est écartelé. Et il compte sur Georges-Louis Bouchez pour l'aider. Sans rien faire, le Vlaams Belang met du coup par ricochet la pression sur tout le monde...

Marc Sirlereau

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