Rochefort 5580

Rochefort veut étudier la faisabilité d'une fusion volontaire avec Marche-en-Famenne

La ville de Rochefort veut étudier la possibilité d'une fusion volontaire avec Marche-en-Famenne. Les autorités projettent de lancer une étude prospective. Les élus se prononceront lors du prochain conseil.

C'est une ligne de l'ordre du jour du prochain conseil communal qui ne passe pas inaperçue. Au point 2, on peut y lire:

Etude quant à une éventuelle fusion volontaire avec la commune de Marche-en-Famenne - Accord de principe

La Ville de Rochefort entend donc étudier cette possibilité de fusion. L'idée a déjà été ouvertement portée par l'ex-bourgmestre François Bellot et son homologue marchois, André Bouchat. En janvier 2017, François Bellot avait d'ailleurs déclaré à Matélé:

Nous sommes des communes moyennes, on compte évidemment, mais il faut aussi avoir l'ambition, l'audace de tracer l'avenir. Je ne le verrai peut-être pas de mon vivant, mais je me demande jusqu'à quel point, dans les 20, 30, 40 prochaines années, il n'y aura pas ces rapprochements qui seront indispensables, parce que les défis que nous devrons relever dépassent parfois la capacité de nos communes d'y faire face.

>>> A lire aussi: Fusionner Marche et Rochefort, une idée de visionnaire? (30 janvier 2017)

Des paroles, on passe ici aux actes avec le lancement d'une étude sur laquelle les élus rochefortois devront se prononcer lors du prochain conseil communal qui se tiendra le 23 septembre prochain. 

La bourgmestre faisant fonction, Corine Mullens, refuse d'émettre un avis sur ce projet inédit initié, ou du moins défendu, par son prédecesseur. Elle se dit curieuse de connaître les résultats de l'étude:

On parle donc bien ici d'une étude. L'idée est d'étudier les limites teritoriales étant donné que Marche et Rochefort appartiennent à deux provinces distinctes, mais aussi l'organisation des services publics ou encore l'impact financier afin d'avoir la vision la plus précise des avantages et des inconvénients qu'engendreraient une fusion volontaire. Les conclusions de l'étude seront donc déterminantes.

En Wallonie, aucune commune, a fortiori de la taille des deux famennoises, n'a jamais tenté la fusion. En Flandre, par contre, où il existe un incitant financier régional, plusieurs petites entités ont décidé d'unir leur destinée. Rochefort et Marche pourraient-elles montrer la voie du côté francophone? Ne mettons pas la charrue avant les boeufs, comme l'a dit la bourgmestre, on ne parle ici "que d'une étude". 

Pour la petite anecdote, un projet de décret wallon prévoit la mise en place d'un incitant financier pour encourager les petites communes à fusionner. L'ironie du sort est que le ministre des Pouvoirs locaux n'est autre que le bourgmestre empêché de Rochefort, Pierre-Yves Dermagne, qui nous avait confié à l'époque être, quant à lui, beaucoup moins chaud à l'idée d'une fusion entre Marche et Rochefort...

>>> A lire : Fusion Rocherfort-Marche: les plus et les moins (29 janvier 2019)

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