Ville de Bruxelles 1000

Retour dans les années 60 et l'utopie du tout plastique avec le musée ADAM de Bruxelles

Le musée ADAM est le seul musée design de Bruxelles. Ouvert il y a deux ans sur le plateau du Heysel, c’est d’ailleurs l'un des rares de Belgique.

Arnaud Bozzini est le directeur du musée ADAM (Art & Design Atomium Museum). Ce musée existait déjà précédemment et reposait alors sur la collection privée du collectionneur Philippe Decelle.

L’actuel directeur précise d’ailleurs qu’il y a deux ans, en décembre 2015, l’Atomium a eu l’occasion d’acheter la collection et de créer un musée.

Philippe Decelle et sa collection privée

Philippe Decelle est quelqu’un qui a senti quelque chose d’important à un moment important. A la fin des années 80, alors qu’il se baladait à Uccle un soir de vide grenier, il vit sur un amoncellement de déchets, une chaise blanche en plastique. Celle-ci est une icône du design en plastique des années 60.

Philippe se dit alors que s’il est temps de brûler des objets qui représentent le rêve des Golden sixties, c’est qu’il est peut-être temps de faire attention à ces objets qui sont des objets de patrimoine. C’est ainsi que commence la collection, par la chaise de Joe Colombo, qui est une star du design italien des années 60. La collection en question contient 2 000 pièces, 500 objets sont actuellement exposés.

Une utopie du tout plastique

Le rapport entre l’exposition et l’Atomium, c’est le rapport d’une période. Il s’agit d’une époque qui croit au progrès, qui croit en l’avenir et en la modernité. C’est un peu comme quand on croit dans l’énergie nucléaire en faisant l’impasse de l’écologie, ici on fait l’impasse d’une certaine question écologique autour des plastiques. Avec les plastiques, on croit qu’on va résoudre la question de la production, qu’on va produire en masse pour pas cher et que cette question de la production intense dans ces années 60, elle est essentielle. C’est ce qui représente l’utopie du tout plastique.

Dans les années 60, dans l’utopie du tout plastique, les artistes vont majoritairement investir les œuvres d’art. A l’époque, tout le monde travaille le plastique. Le plastique représente, à ce moment-là, une réelle utopie clairement investie par les artistes qui vont s’y intéresser.

 

Découvrez toutes les infos pratiques sur le site des Ambassadeurs.

 

Vivre ICI et Les Ambassadeurs se sont réunis pour vous offrir la chance de redécouvrir les trésors de notre pays.

Chaque semaine, vous découvrirez sur ce site un article en lien avec "Les Ambassadeurs" : un lieu surprenant, une activité sympa, une balade découverte, un producteur bien de chez nous, de bons produits du terroir et encore bien d'autres surprises!

Sarah Troquet