Rentrée masquée dans le secondaire : "C'est un peu énervant, mais on n'a pas le choix"

Sont-ils contents ou tristes de rentrer à l’école ? Ça ne se voit pas tout de suite sur leurs visages.

Car le masque est obligatoire pour les élèves du secondaire. Mis à part quelques exceptions, le petit morceau de tissu doit couvrir la bouche et le nez de chacun tout au long de la journée.

Charlotte en a marre : "Ça me saoule". Une de ses amies tempère : "C’est un peu énervant, mais on n’a pas le choix". "C’est compliqué, mais on s’habitue", tranche Robin, élève de rhéto. Dans la cour de récréation, on peut le retirer, à condition de garder ses distances. Ces élèves de rhéto ont choisi de ne pas les tenir. "C’est plus facile pour se parler. Donc on garde le masque pour pouvoir faire un groupe assez serré et ne pas se mettre chacun à un bout de la cour".

"Il faut chaud là-dessous"

À l’institut Saint-Charles de Péruwelz, la première semaine de l’année est toujours consacrée à l’accueil des élèves. On préfère briser la glace avant d’entrer dans la matière. Sarah Polloni, professeure de français, anime un jeu d’enquête. "Ça fait trois heures que je porte le masque et ça commence à devenir inconfortable. Il faut chaud, là-dessous, j’ai hâte de le changer".

Quelques classes plus loin, des élèves de deuxième année échangent sur le confinement. Et le masque ne facilite pas la conversation. "On se comprend moins bien, on doit crier. Et on meurt de chaud", explique une élève. "Certains ont du mal à respirer avec ça. Et puis il y a le problème de la buée sur les lunettes", ajoute un autre, même si des solutions existent.

Des moments de répit

Pour limiter les désagréments, quelques moments de répit sont autorisés, explique Aurélie Duveiller, directrice adjointe : "Si un élève ne se sent pas bien, il peut demander de sortir pour retirer son masque et prendre l’air un petit moment. En classe, on peut aussi retirer son masque pendant un quart d’heure maximum quand on fait un exercice en silence."

Pierre Wuidart

Retrouvez l'article original sur RTBF