Ville de Bruxelles 1000

Quel avenir pour la façade démontée de l’hôtel Aubecq, oeuvre d’Horta ?

Jusqu’en 1950, trônait au bout de l’avenue Louise l’hôtel Aubecq, oeuvre de l’architecte Victor Horta.

Malgré sa démolition, sa façade existe toujours, démontée, et remisée dans ce qui est devenu un squat. Lors d’une question parlementaire, le député bruxellois Geoffroy Coomans (MR) a interrogé le secrétaire d’Etat au Patrimoine, Pascal Smet (one.brussels) sur l’avenir de cette façade, rapporte La Capitale.

Lors de la démolition de l’hôtel, en 1950, la façade a été démontée pierre par pierre, et entreposée. Reste qu’en 2016, “la façade reconstituée de l’hôtel Aubecq gisait démembrée, au milieu de canettes vides et de matelas tachés appartenant à une quarantaine de squatters, qui utilisaient d’ailleurs une partie des pierres pour constituer des toilettes de fortune“, explique Geoffroy Coomans, citant les constatations des services de l’urbanisme de la Ville de Bruxelles, en 2016. Le député libéral s’interroge aujourd’hui sur l’avenir, et la conservation de cette façade, signée Horta.

Dans sa réponse adressée au député libéral, le secrétaire d’Etat au Patrimoine, Pascal Smet, a indiqué que la façade avait été exposée en 2011, lors des 150 ans de la naissance d’Horta : les morceaux de la façade avaient alors été inventoriés, numérisés et exposés dans un entrepôt. Ensuite, une étude avait été demandée par Charles Picqué (PS), alors ministre-président, “sur la possibilité de les mettre en valeur au sein d’un potentiel centre d’interprétation de l’architecture Art nouveau, devant s’établir à Saint-Gilles“, indique le secrétaire d’Etat.

Pas de dégât important aux pierres

Quant à la présence actuelle de la façade dans ce qui est progressivement devenu un squat, “l’administration n’a pas constaté de dégât important aux pierres, si ce n’est un déplacement de certaines d’entre elles et la saleté et l’humidité qui s’accumulait à cause de fuites dans la toiture de l’entrepôt“, indique Pascal Smet.

Aujourd’hui, certaines pierres sont exposées au CIVA, et une recherche est toujours en cours pour un nouvel entrepôt où abriter les vestiges de la façade Aubecq. Geoffroy Coomans, lui, plaide pour un concours proposant des projets pour remettre la façade en valeur.

ArBr – Photo : BX1 (2016)

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