Berchem-Sainte-Agathe 1082

"Pour qui tu vas voter?": l'outil qui pourrait permettre de t'y retrouver

"Tu sais pour qui tu vas voter dimanche ?" Sur la quarantaine d'étudiants à qui on a posé la question sur le campus de l'Alma, à Bruxelles, seuls quatre nous répondent positivement.

"Tu sais pour qui tu vas voter dimanche ?"

Sur la quarantaine d'étudiants à qui on a posé la question sur le campus de l'Alma, à Bruxelles, seuls quatre nous répondent positivement. Le reste n'en a aucune idée. Et ne sait pas trop où trouver l'information pour se faire une opinion, comme on le découvre dans le reportage ci-dessus en vidéo.

Plusieurs nous disent qu'ils voteront au hasard. La grande majorité avoue qu'ils demanderont quoi voter à leurs parents...

Et pourtant c'est déjà ce dimanche que près de 700 000 personnes vont pouvoir voter pour la première fois dans le cadre des élections locales. On les appelle les primo-votants. Et comme on le constate, ils sont souvent un peu perdu face à leur devoir électoral.

C'est face à ce constat que Maude et Cédric, un couple bruxellois, ont décidé de créer un outil pour permettre aux jeunes (et aux moins jeunes qui le désirent) de se forger plus facilement une opinion et de trouver l'info dont ils ont besoin.  

Un outil qui pourrait devenir "La" solution mais...

Cet outil c'est "Make Your Own Choice" ou MYOC pour les intimes, un site web qui doit permettre de retrouver facilement les propositions de chaque candidat et de comparer en quelques clics les programmes des différentes listes.

Le principe est simple en théorie: les candidats s'inscrivent gratuitement et complètent leur profil, comme on le ferait sur un réseau social. Les sections locales des différents partis s'occupent d'encoder les programmes. Tout est divisé thème, par thème, on peut donc facilement comparer les propositions des uns et des autres sur les thématiques qui nous intéressent.

Mais ça, c'est la théorie. En pratique, sur les dizaines de milliers de candidats qui vont se présenter lors des communales de dimanche, moins d'un millier s'est inscrit sur le site. 

Une équipe de VEWS est allée à la rencontre du co-fondateur du site pour qu'il nous explique comment ça fonctionne et surtout pourquoi si peu de candidats ont joué le jeu, selon lui. Et visiblement, il n'était pas d'humeur à pratiquer la langue de bois, comme vous l'entendrez dans la vidéo en tête d'article. 

 

Retrouvez les productions de VEWS sur la page Facebook du projet    

Julien Vlassenbroek pour VEWS

Retrouvez l'article original sur RTBF