Perwez 1360

Perwez : pas top le Tec pour le Collège Da Vinci !

C’est aujourd’hui que le TEC lance son nouveau réseau structurant de lignes "Express", en Wallonie ! Complémentaires à l’offre de bus existante, ces lignes permettent de relier une ville à l’autre, rapidement et en toute sécurité.

C’est aujourd’hui que le TEC lance son nouveau réseau structurant de lignes "Express", en Wallonie !

Complémentaires à l’offre de bus existante, ces lignes permettent de relier une ville à l’autre, rapidement et en toute sécurité.

Le réseau compte 17 lignes, mais seules 3 sont réellement nouvelles, dont Waremme-Namur. Quatre lignes existantes, des lignes "WEL", seront renforcées, dont Nivelles-Namur.

Par ailleurs, 2 nouvelles lignes directes rejoignent désormais Louvain-la-Neuve : l’une depuis Gembloux, l’autre depuis Villers-la-Ville. Un avantage pour les étudiants, notamment.

Mais pendant ce temps-là, à Perwez, une école secondaire attend toujours une amélioration de l’offre de bus. Le Collège Da Vinci réclame une meilleure offre TEC, tant au niveau des fréquences et des lignes, que des horaires.

Des horaires inadaptés

Créée il y a environ 6 ans, l’école a connu un développement rapide pour dépasser aujourd’hui les 500 élèves. Un site où les questions de mobilité sont devenues cruciales. Or, direction, personnel, élèves, parents et élus réclament des transports en commun plus nombreux et mieux adaptés. "Le mercredi, ou le vendredi quand je termine plus tôt, je n’ai que quelques minutes pour me rendre à l’arrêt de bus dans le bas de Perwez", explique un élève. "Il m’est impossible d’avoir mon bus et je dois attendre le suivant une heure plus tard. Résultat : c’est souvent mon père qui vient me chercher en voiture à l’école. C’est dommage !"

Même son de cloche chez cette élève : "Les horaires des bus sont inadaptés aux besoins des écoliers. Du coup, il faut se déplacer en voiture avec nos parents".

"En tant que maman, je suis obligée de venir chercher mon fils en voiture. Cela prend du temps. Et cela n’incite pas à prendre les transports en commun", souligne cette mère de famille.

Du côté du personnel, on déplore les conséquences de ces problèmes de mobilité sur la vie scolaire : "Beaucoup d’élèves arrivent en retard en classe. C’est un problème ! Et l’après-midi, pour pouvoir prendre leur bus, des élèves quittent la classe 15 minutes avant la fin du cours. Il faut vraiment trouver des solutions !".

Maud André, la directrice, rappelle que l’école a réalisé une enquête de mobilité. Celle-ci montre une attente importante pour une meilleure offre de bus, d’autant que de nombreux élèves viennent de villages assez éloignés de Perwez. La directrice craint de ne pas attirer davantage d’élèves dans son établissement, à terme, à cause des problèmes de déplacements.

De son côté, l’autorité communale insiste sur l’importance d’élargir l’offre de transport public, afin de répondre à la demande de nombreux citoyens, mais aussi pour pouvoir réduire la pression automobile.

Le TEC à l’écoute

Mais que peut donc faire le TEC ? Pour Stéphane Thiéry, directeur marketing, une solution à court terme serait une réflexion sur l’adaptation des horaires des bus, mais sans pénaliser, par exemple, le reste de la ligne Landen-Gembloux. A long terme, une restructuration de la zone est envisagée, pour mieux répondre aux besoins des voyageurs. Mais cela prend du temps et cela coûte beaucoup d’argent.
 

Jean-Claude Hennuy

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