Nouveau coup de pression de Jean-Luc Crucke (MR) sur le patron de Charleroi Airport

La situation de l’aéroport de Charleroi sera discutée ce jeudi au sein du gouvernement wallon.

 Le ministre wallon des aéroports, le libéral Jean-Luc Crucke, s’inquiète pour l’avenir de Charleroi Airport. Mardi, il expliquait dans la presse, ne pas voir venir de plan de relance à court et long terme. Le patron de l’aéroport, Philippe Verdonck est sous pression.

En tant qu’actionnaire, nous prendrons nos responsabilités

Fin août, le ministre Crucke exhortait déjà le gestionnaire de l’aéroport à définir au plus vite des mesures pour faire face à l’impact négatif de la crise. Des mesures qui n’arrivaient pas, mais qui ont finalement vu le jour mardi après-midi. Qu’importe, pour Jean-Luc Crucke, les enjeux économiques et sociaux de l’aéroport carolo sont trop importants. Il décide donc de serrer un peu plus la vis : le cas Charleroi Airport est à l’ordre du jour du gouvernement ce jeudi. "Le point est inscrit à l’ordre du jour. C’est ma responsabilité. Le dossier de l’aéroport de Charleroi est capital pour le redressement de la Wallonie et c’est dans cet esprit qu’en tant qu’actionnaire, nous prendrons nos responsabilités".

Des mesures de relance : di-ver-si-fi-ca-tion !

Pourtant, du côté de l’aéroport, on présentait finalement des mesures de relance, début de semaine. Avec un mot d’ordre : "diversification". Philippe Verdonck propose plusieurs pistes : cela va de nouvelles compagnies au développement de l’aviation d’affaires mais aussi du développement du cargo d’appoint, c’est-à-dire inclure du cargo sur des vols passagers lorsqu’il y a encore de la place dans les soutes. La construction d’un hôtel est même évoquée. Alors, hypothèse : ce plan ne convainc pas le ministre Crucke et c’est pourquoi ce dossier est abordé aujourd’hui au gouvernement.

Verdonck serein

La théorie n’est pas confirmée par le ministre, même si, on l’a entendu, il compte prendre ses responsabilités cette après-midi. De son côté, l’intéressé, Philippe Verdonck, voit ce point à l’ordre du jour comme une marque d’attention. Je pense que cela atteste aujourd’hui de l’importance économique et sociale de l’aéroport pour la Wallonie. Si le gouvernement s’en désintéressait, ce sera très préoccupant".

A noter que dans l’immédiat, Philippe Verdonck espère recevoir une aide de 10 millions d’euros au moins de la part de la Sogepa, et ce afin, de traverser la fin de cette crise sans licenciements.

Maxime Dumoulin

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