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Luc Dandoy: "Je ne peux pas concevoir Ciney en P1 la saison prochaine"

A la mi championnat, le président de la RUW Ciney croit toujours au maintien en D3, cela passera notamment par le transfert de deux joueurs, après que Kourouma, Gnakpa, Falzone et Van Horick aient été écartés.

Luc Dandoy ne cache pas qu'il vit sa plus mauvaise période depuis qu'il est président de la RUW Ciney. Il croit dur comme au fer au maintien de son équipe en D3 amateurs et pointe plusieurs motifs de satisfaction au sein de son club.

Luc Dandoy, vous êtes président de la RUW Ciney depuis environ 14 ans, votre club est dernier de la D3 amateurs série B, comment vivez-vous ces heures difficiles de votre club? Effectivement, la saison est compliquée, pas du tout conforme à ce que nous espérions. C'est difficile, on continue à se battre, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir, la saison n'est pas finie.

N'y a-t-il pas de découragement dans votre chef? Une envie de dire "à quoi bon?"? Non, cela ne serait pas correct de ma part d'abandonner le navire, comme cela, au milieu de la saison. Il y a des comitards, des entraîneurs, des délégués, des supporters. On va essayer de se renforcer pour atteindre notre objectif, qui est le sauvetage.

Cette semaine, quatre joueurs (Tidiane Kourouma, Modeste Gnakpa, Gianluca Falzone, Steve Vanhorick) ont été écartés du noyau de l'équipe première, pourquoi? Et qui a pris cette décision? C'est une décision sportive et pas du tout une sanction. Nous n'avons aucun problème relationnel avec ces quatre joueurs, qui sont des garçons très bien. Mais sportivement, le staff, à l'unanimité, a souhaité du changement. J'ai alors validé cette décision. Les résultats ne sont pas à la hauteur. Bien sûr, on ne peut pas tout mettre sur le dos de ces quatre joueurs, mais le rôle d'un cador, c'est quand même de communiquer, de tirer le groupe vers le haut. On est obligé de constater que ces quatre joueurs n'endossaient pas ce rôle-là. Ils n'apportaient pas plus que nous jeunes joueurs.

"On cherche un meneur de jeu et un buteur"

Le club écarte donc quatre joueurs et en transfère un, en la personne du défenseur Vincent Vandiepenbeeck (ex-RWDM, ex-Union-St-Gilloise), le noyau devient quelque peu étroit, où en êtes-vous au niveau d'autres contacts en vue de transferts au mercato? Effectivement, il nous faudrait encore deux joueurs. Le staff travaille dans ce sens, il a des contacts, mais aujourd'hui, je ne peux rien dire de plus. On cherche un meneur de jeu et un buteur, si possible.

A la mi-championnat, Ciney a neuf points de retard sur Aywaille, le premier sauvé. Croyez-vous toujours au maintien, au fond de vous-même? Bien sûr, sans quoi nous ne ferions pas tout cela. Nous préparerions alors la saison prochaine, en laissant couler. Non, tant que c'est possible mathématiquement, on va continuer à se battre. Ce n'est pas dans notre mentalité de laisser tomber, même si c'est difficile, on le sait. Pour nous, chaque match sera un match de Coupe d'Europe, si je peux m'exprimer de la sorte.

Ce samedi, Ciney va à Oppagne, espérez-vous déjà un choc psychologique après avoir écarté ces quatre joueurs? Quand on prend une décision, on espère toujours que quelque chose va se passer. En écartant quatre joueurs, on pourrait se dire qu'on se déplace avec une équipe moins forte. Mais certains jeunes vont peut-être jouer de manière plus libérée qu'auparavant. Tout est jouable. Dans la série, quand on regarde toutes les équipes, même si on n'en a pas battues beaucoup, peu sont plus fortes que nous. Par contre, j'ai vu beaucoup d'équipes plus expérimentées, plus physiques, plus malines. On l'a vu contre Rochefort, avec le beau penalty cadeau qui a été offert à notre ami Tom Antoine. Chez nous, on n'a pas cette expérience. On a l'avantage de l'insouciance de la jeunesse. On va voir comment cela va se dérouler, mais de toute façon, on ne peut pas faire plus mal qu'aujourd'hui. On n'a pas beaucoup à perdre.

"Plusieurs choses positives dans le club"

En début de saison, vous parliez d'un retour en D2 amateurs dans les deux ans, on semble loin de cet objectif aujourd'hui, il faut bien l'avouer... Oui, effectivement, si on regarde notre position actuelle aujourd'hui. Mais si on se sauve, il n'y a pas de raison de changer notre objectif pour la saison prochaine. La qualité est là. Même si ça peut arriver, je ne peux pas concevoir Ciney en 1ère Provinciale la saison prochaine.

Vivez-vous votre période présidentielle la plus difficile? Oui, ce n'est pas facile, mais il y a plusieurs choses positives dans le club. Quand je vois notre école de jeunes, quand je vois nos infrastructures qui avancent et qui seront terminées en 2020, nous avons beaucoup de raisons d'être optimistes. La RUW Ciney ne se résume pas à l'équipe première, même si celle-ci en est la vitrine.

Que demanderiez-vous à St-Nicolas en tant que président de la RUW Ciney? Un bon résultat à Oppagne ce week-end, le maintien pour notre équipe première, le développement de notre école des jeunes, la fin de nos travaux et une bonne santé pour les membres de notre club. Cela semble beaucoup, mais il faut parfois demander beaucoup pour recevoir un petit peu moins.

A la mi championnat, le président de la RUW Ciney croit toujours au maintien en D3, cela passera notamment par le transfert de deux joueurs, après que Kourouma, Gnakpa, Falzone et Van Horick aient été écartés.

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