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Liège: Oliviero Toscani à la Cité Miroir pour l'expo "Medialand"

"Medialand", c'est la nouvelle exposition que le Centre d'Action Laïque de la Province de Liège présente actuellement à la Cité Miroir: expositions, animations et conférences sur le monde des médias, son évolution et le pouvoir que ceux-ci peuvent...

"Medialand", c'est la nouvelle exposition que le Centre d'Action Laïque de la Province de Liège présente actuellement à la Cité Miroir: expositions, animations et conférences sur le monde des médias, son évolution et le pouvoir que ceux-ci peuvent exercer au travers notamment de la télévision, d'Internet, des réseaux sociaux mais aussi au travers des images et de ce qu'elles peuvent véhiculer.

Dans ce cadre-là, un invité d'exception: Oliviero Toscani, photographe italien bien connu pour sa collaboration avec l'entreprise textile Benetton pour laquelle il a produit des clichés "choc", interpellants, controversés notamment sur l'égalité des êtres humains, quelque soit leur couleur de peau.

"Medialand" expose une vingtaine de ses photos. Hier soir, le photographe milanais, 75 ans, déjà présent dans la Cité Ardente, parrainait l'ouverture d'une galerie de photos d'art dans le centre ville ("Yellowkorner" rue du Pot d'Or).

Nous l'avons rencontré. Nous avons, entre autres choses, évoqué avec lui la question de la morale dans l'Art. La morale, dont "l'Art ne doit pas s'embarrasser", selon Oliviero Toscani: "La morale, c'est quelque chose que quelqu'un d'autre a décidé. La morale, c'est une convention, une convention sociale, politique, religieuse, qui nous est imposée. Mais ce n'est pas dit que c'est juste".

Et les mentalités mettent du temps à changer. Le photographe prend des clichés qui parlent de l'homosexualité, qui parlent du sida, mais on sait qu'il y a encore de la ségrégation: "Oui, mais on ne peut pas vivre avec les plus lents. Bien sûr il y a des gens qui sont plus lents que les autres à comprendre, mais on ne peut pas vivre sur leur vitesse, sur leur lenteur. C'est ça l'art, nous faire comprendre un peu plus vite les choses".

 

Bénédicte Alié

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