Liege 4000

Liège : crèches fermées à la Toussaint, personnel mécontent

Comme dans d’autres endroits, le confinement a eu des répercussions sur les crèches à Liège.

Certaines avaient fermé pour regrouper les quelques enfants des parents de métiers de "première ligne" sur l’un ou l’autre site. Beaucoup de membres du personnel n’ont pas eu l’occasion de prendre des congés. Résultat, il reste pas mal de congés annuels à octroyer au personnel. Une des solutions envisagées est l’obligation de prendre des congés annuels lors de la fermeture de toutes les crèches décidée par la Ville la semaine de la Toussaint.

"Une décision prise sans concertation, de façon unilatérale", clame la CSC. Et ça pose des problèmes : "ça empêche le personnel de prendre ces jours à d’autres moments peut-être programmés. Certains vont devoir prendre cette semaine-là en catastrophe, supprimer une autre ou alors avoir recours à des congés sans solde. C’est inacceptable", ajoute Christophe Kinot, délégué principal CSC Services publics à la Ville de Liège. Il faut dire qu’en cas de fermeture pour congés annuels par exemple dans une crèche, le personnel peut travailler sur d’autres sites ouverts. "C’est la première fois qu’une telle mesure est imposée", poursuit le délégué.

Le syndicat explique n’avoir reçu aucun retour à ses courriers. La CSC a donc déposé un préavis de grève pour cette semaine de Toussaint. Ses affiliés seraient donc en grève et pas en congé.

Etonnement et incompréhension de la Ville

Du côté de la Ville, on explique que d’habitude, les crèches ferment une semaine à Pâques et qu’ici, on a "reporté" cette semaine à la Toussaint.

"Le Covid s’est imposé à nous, pendant cette période, on n’a mis personne en chômage, on a maintenu les rémunérations même pour le personnel qui restait à domicile puisque tout a fonctionné soit en télétravail soit à effectif réduit notamment pour les puéricultrices. On a tout fait pour maintenir le personnel et les rémunérations", explique le Directeur général, Philippe Rousselle, "mais effectivement le fait de ne pas avoir pu donner des congés à ce moment-là, conduit à un risque d’accumulation enfin d’année, c’est pour cela qu’on a pris cette décision. Il fallait tout réorganiser. On a annoncé cela début juillet. Il y avait moyen de s’organiser pour générer des heures et compenser ces congés obligatoires d’ailleurs cela ne concerne que très peu de personnes, 3 tout au plus qui ne disposeraient plus de congés".

 

 

Françoise Dubois

Retrouvez l'article original sur RTBF