Les soins de santé à distance sont employés par six Belges sur 10

La crise du coronavirus a accéléré la numérisation des soins de santé.

La crise du coronavirus a accéléré la numérisation des soins de santé. Six Belges sur dix ont recours aux soins de santé à distance, tels que les avis médicaux par téléphone ou par appel vidéo, les applications de santé ou la commande de médicaments en ligne, ressort-il mardi d'une enquête menée par iVox, à la demande de la pharmacie en ligne Viata.

L'étude révèle que près de la moitié des répondants ont utilisé les soins de santé à distance pour la première fois pendant la crise du coronavirus. Durant cette période, ce sont principalement les applications de consultations téléphoniques (84%) et par appel vidéo (68%) qui ont été découvertes. Avant la pandémie, seuls trois Belges sur 10 avaient recours à ces applications.

Cinq applications employées

De manière générale, cinq applications ont été majoritairement employées. Il s'agit de la prise de rendez-vous en ligne (27,1%), de la consultation téléphonique (17,5%), de la commande de médicaments en ligne (16,6%), de la recherche de conseils médicaux en ligne (12,6%) et des applications de santé (8%).

Satisfaits, 90% des utilisateurs souhaiteraient pouvoir recourir aux soins de santé à distance à l'avenir. D'ailleurs, un Belge sur cinq pense que ceux-ci deviendront la nouvelle norme après la pandémie.

Il s'avère que le contact à distance est surtout intéressant avec le pharmacien: 80% des sondés veulent continuer à demander des conseils médicaux par téléphone et 69% par chat ou par e-mail. Parmi les principaux avantages, le gain de temps (54%), la réduction du risque de contamination (35%) et davantage de confort (35%) sont cités, mais aussi la discrétion. Pour ceux qui en ont l'habitude, nombre des applications à distance sont en outre au moins tout aussi pratiques et fiables, indique l'enquête.

Poursuivre les consultations à distance

La moitié des sondés déclare aussi vouloir poursuivre les consultations médicales par téléphone ou par appel vidéo, bien qu'elles soient considérées comme étant moins pratiques et moins fiables. Selon l'étude, un contrôle physique est plus rassurant (62,5%) et nourrit aussi un certain lien de confiance (46%). En ce qui concerne les médecins, 63% pensent qu'une consultation physique reste malgré tout indispensable.

Cette étude a été réalisée auprès d'un échantillon de 1.000 répondants.

Belga

Retrouvez l'article original sur RTBF