Dinant 5500

Les secrets d'un mystérieux reliquaire cellois passés au scanner

Pendant des siècles, une boîte en bois s'était faite oublier dans la sacristie de l'église Saint-Hadelin à Celles. En réalité c'est un reliquaire qui contient des os non identifiés.

A la faveur d'une exposition en préparation à la Maison du patrimoine médiéval mosan, à Bouvignes, les organisateurs sont tombés sur cette châsse en bois peint, qui trônait en hauteur dans la sacristie de l'église. Pour tenter de percer les secrets du reliquaire, on a fait appel... à la médecine moderne. C'est le Centre Hospitalier Régional de Namur qui s'en est chargé. La boîte a ainsi été passée aux rayons X et au scanner, révélant des ossements disposés de manière précise dans le petit coffre.

Des os non identifiés

A qui sont-ils? le mystère reste entier. Pas à Saint-Hadelin en tout cas. Les restes du saint ont été transférés bien plus tôt, en 1338, à Visé. Aucun document n'atteste de l'identité du squelette, mais il est possible que ces restes aient été trouvés lors de travaux réalisés dans la crypte de l'église au 16ème siècle. Ces travaux sont documentés, et cela concorderait avec la date inscrite sur le reliquaire.

Un commerce très ancien

Le reliquaire du Saint-Inconnu est présenté dans une exposition de la maison du patrimoine médiéval mosan, à Bouvignes, une exposition qui présente quelques pièces maîtresses, dont le chef-reliquaire de Saint-Walhère, encore emmené chaque année en procession dans les rues d'Onhaye. La grande époque du commerce des reliques est bien sûr derrière nous. Mais Les reliques n'appartiennent pas au passé. En 2014, le sanctuaire de Beauraing a accueilli un mouchoir tâché du sang du pape Jean-Paul II; et dans les villages, elle constituent encore des symboles très forts de la communauté.

Pendant des siècles, une boîte en bois s'était faite oublier dans la sacristie de l'église Saint-Hadelin à Celles. En réalité c'est un reliquaire qui contient des os non identifiés.

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