Wavre 1300

Les scouts de Limal en camp d’immersion dans une ferme de Havelange

Les camps d’été, l’une des périodes les plus importantes de l’année pour les mouvements de jeunesse.

Cette année encore, ils seront moins nombreux à partir à l’étranger à cause du covid. Alors, certains jeunes passeront plutôt leur camp à la ferme. L’occasion d’en apprendre plus sur comment est produite notre alimentation mais aussi de déconstruire certaines idées reçues.

C’est le cas des pionniers de Limal, dans le Brabant wallon. Ils sont chez un producteur de légumes d’Havelange, en province de Namur.

Sur place, Aline Hanoulle accueille, avec son mari, ces dix pionniers. C’est une opportunité pour elle d’avoir un sacré coup de main mais surtout de pouvoir leur faire découvrir les réalités du monde agricole.

Aline Hanoulle :"Ils ont replanté les poireaux et ont effectué pas mal de désherbages car il en a toujours beaucoup en maraîchage. C’est fort agréable pour nous de voir que, tout d’un coup les choses avancent. Ce sont des jeunes très sympathiques, qui posent beaucoup de questions et cela se passe super bien. Il y a aussi des situations comiques où certains confondent concombres et haricots. Parfois on se demande pourquoi il y a des décalages entre consommateurs et producteurs. Ici, on peut se rendre compte de ce qui est la base de connaissance par rapport au monde agricole. Du coup, nous prenons du recul en nous rendons compte qu’il y a des choses très techniques, qui font partie de notre quotidien, et que l’on prend du plaisir à expliquer".

Ces camps permettent de découvrir l’envers de l’alimentation mais aussi les réalités du monde agricole. L’expérience est déjà réussie pour ces adolescents. Comme l’explique l’un d’entre eux. "Je me suis rendu compte que cela prenait énormément de temps et que c’est réellement un travail fait de passion".

Préparer l’avenir de l’agriculture

Ouvrir les portes de la ferme aux mouvements de jeunesse c’est aussi les informer et leur faire prendre conscience d’un futur dont ils seront les acteurs principaux.

Alban Bouvy de la plateforme en ligne Microfarm App : "Nous sommes de plus en plus sensibilisés. Il y a les marches pour le climat, les crises de la vocation, la terre qui devient de plus en plus chère et puis une nécessité de continuer à produire des produits de qualité. Donc informer et faire participer les jeunes peut aider dans ce sens-là".

Aujourd’hui, à peine 5% des agriculteurs wallons ont moins de 35 ans, le secteur a un besoin urgent de se rajeunir. Qui sait, peut-être qu’une immersion cet été, suscitera des vocations.

 

 

RTBF

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