Namur 5000

Examens à distance : augmentation sensible de la réussite en première année à l'université de Namur

Selon des chiffres communiqués ce matin, le taux de réussite en première année (1er bloc) a grimpé de 6 points cette année à l’université de Namur par rapport à l’année dernière.

Pour être précis, 37,8% des étudiants ont au moins obtenu 45 crédits, ce qui leur ouvre les portes de la deuxième année. Ils n’étaient que 31% en 2019.

"La différence est significative, constate la vice-rectrice à l’Enseignement Annick Castiaux. Je l’attribue principalement à deux facteurs. D’abord je crois que l’appel à la bienveillance que nous avons lancé à nos professeurs en cette période très particulière a été entendu. Ensuite, je pense que les étudiants ont plus travaillé que d’habitude. Dès la mi-mars, ils ont été moins sollicités, moins tentés de sortir, plus concentrés sur leurs études."

Et la tricherie ?

Comme l’université de Liège, mais contrairement à l’UCLouvain, l’université de Namur avait renoncé à utiliser les logiciels anti-triche du type TestWe. Or anonymement, notamment sur les réseaux sociaux, des étudiants affirment avoir profité des examens à distance pour tricher.

Certains se sont confiés au micro de la RTBF : "On s’est installés à trois à mon kot avec nos ordinateurs respectifs, raconte Thomas. On passait d’un ordinateur à l’autre pour répondre aux questions ensemble. On a aussi envoyé des photos de nos réponses à deux autres amis qui étaient restés chez eux. Et on s’est appelé par Messenger pendant une demi-heure pour nous concerter. On a tous eu 16/20."

La vice-rectrice de l’UNamur estime pourtant que l’effet tricherie a dû être marginal sur l’augmentation du taux de réussite. "Ces taux ne bougent pratiquement pas en maîtrise. C’est un indice qu’il n’y a pas eu de tricherie généralisée."

Quoi qu’il en soit, l’UNamur a décidé de reconduire grosso modo le même dispositif pour l’organisation de la seconde session, avec une ouverture un peu plus importante pour les examens en présentiel quand c’est possible.

François Louis

Retrouvez l'article original sur RTBF