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Des groupes d’enfants de rue accros à la colle commettent des vols à Bruxelles depuis l’été

Depuis le mois de juin, Bruxelles voit l’arrivée de dizaines d’enfants de rue, des mineurs venus d’Afrique du Nord, et n’ayant aucun parent en Europe.

Depuis le mois de juin, Bruxelles voit l’arrivée de dizaines d’enfants de rue, des mineurs venus d’Afrique du Nord, et n’ayant aucun parent en Europe.

Il s’agit surtout de jeunes entre 9 et 14 ans, venant du Maroc ou d’Algérie, et arrivés en Belgique via la France, l’Espagne ou encore la Suède. Ils transitent notamment par les centres d’accueil pour les mineurs non-accompagnés : c’est l’un de ces centres, Minor Nkado, qui alerte d’ailleurs sur le phénomène. “La plupart de ces enfants vivent dans des squats, et pour survivre, ils commettent des larcins“, explique David Lowyck, directeur du centre Minor Nkado, interrogé par nos confrères de Radio 2, “Ce sont également des enfants qui sont accros à la colle, à l’éther ou à l’alcool. De véritables enfants des rues“.

En octobre dernier, la police bruxelloise aurait arrêté une dizaine d’enfants de rue à proximité de la Gare du Midi, rapporte la magazine Knack. Emmenés à l’hôpital, ces enfants n’avaient aucun papier et n’ont pas pu expliquer la raison de leur présence en Belgique. Ils parlaient un dialecte marocain, et seulement quelques mots de français ou d’espagnol.

Trafic d’êtres humains ou réseau opérant en Belgique

“Il est difficile de savoir si ces enfants sont réellement issus d’un trafic d’êtres humains“, explique David Lowyck du centre Minor Nkado, “mais vu que certains ont déjà été arrêtés pour des vols bien loin de Bruxelles, on pense que ces enfants sont utilisés par un réseau“. En effet, Knack rapporte que certains de ces jeunes avaient été arrêtés, il y a quelques mois, suite à des cambriolages de pharmacies commis à Diest, Wavre et Scherpenheuvel.

Le parcours de ces jeunes est également difficile à tracer. “On leur donne à manger, un logement, mais les enfants repartent vite“, déplore David Lowyck sur Radio2, “On a difficile à faire notre travail avec eux. On les reçoit, mais ils ne restent souvent pas plus d’une nuit, et retournent ensuite dans la rue. Nous ne servons pas d’alcool, et ils ne peuvent pas consommer de drogues ici, donc ils sont vite rappelés par leurs addictions et repartent“.

La police et le Parquet ont été informés récemment du phénomène par le centre d’accueil. “En tant que centre, nous ne faisons que les aider, on ne fait pas d’enquêtes, on n’est pas de la police. Mais nous avons demandé à la police et au Parquet de mener des investigations sur le phénomène pour le cerner et le suivre“.

Ar.Br. – Photo : Bruno Fahy / Belga

 

 

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