Reprise de Thomas Cook: "une nouvelle porteuse d'espoir" pour Nathalie Muylle

La nouvelle ministre fédérale de l’Emploi et de l’Economie Nathalie Muylle (CD & V) a estimé que l’annonce jeudi de la reprise de 62 agences de voyages dépendant de Thomas Cook Retail Belgique par l’entreprise espagnole Wamos était une nouvelle porteuse d' "espoir".

La nouvelle ministre fédérale de l’Emploi et de l’Economie Nathalie Muylle (CD & V) a estimé que l’annonce jeudi de la reprise de 62 agences de voyages dépendant de Thomas Cook Retail Belgique par l’entreprise espagnole Wamos était une nouvelle porteuse d' "espoir". S’exprimant dans le cadre de l’émission "De Ochtend" sur Radio 1 (VRT), elle a cependant précisé qu’elle "continuait d’être préoccupée" par la part du personnel belge qui n’est pas concernée par cette reprise, soit plus de 300 personnes qui devraient malgré tout perdre leur emploi.

Wamos va reprendre 62 des 91 agences Thomas Cook/Neckermann en Belgique, avec 195 emplois, à travers tout le pays, dont une grande partie (150 personnes) dans ces agences sauvées. Le reste du personnel de Thomas Cook Retail Belgique, soit plus de 300 personnes, n’est pas concerné. La faillite de Thomas Cook Retail Belgique a été prononcée il y a 10 jours. Les trois autres entités belges de Thomas Cook avaient été déclarées en faillite quelques jours plus tôt, à la suite de la faillite du groupe britannique. La nouvelle de jeudi "est bien sûr une bonne nouvelle, pour 200 des 500 travailleurs c’est même une très bonne nouvelle, car ils peuvent reprendre et c’est plein d’espoir", indique la ministre. "Mais je reste bien sûr préoccupée par les 300 personnes qui ne sont pas reprises et pour lesquelles on devra s’assurer dans les prochaines semaines qu’elles seront bien accompagnées."

Ces employés peuvent entre autres s’adresser au FFE, le Fonds d’indemnisation des travailleurs licenciés en cas de fermeture d’entreprises, pour recevoir des indemnités, a rappelé la ministre. "Cela va se passer dans les prochains jours et prochaines semaines." Interrogé vendredi matin en commission du Parlement de Wallonie, le ministre régional de l’Economie Willy Borsus a reconnu ignorer combien d’emplois wallons figureraient parmi les 195 qui vont être repris par Wamos, vu la structure complexe du groupe. La Wallonie n’a pas à ce stade prévu de cellule de reconversion ou d’autre mécanisme spécifique pour les employés non repris, "mais on est bien sûr ouvert, disponible et vigilant".

Belga

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