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Jusqu’à 8 ans requis contre des trafiquants d’être humains actifs au parc Maximilien

Le parquet de Bruxelles a requis vendredi des peines de 30 mois à huit ans d’emprisonnement à l’encontre de huit membres d’une organisation de traite d’êtres humaines, démantelée en octobre 2018.

Le parquet de Bruxelles a requis vendredi des peines de 30 mois à huit ans d’emprisonnement à l’encontre de huit membres d’une organisation de traite d’êtres humaines, démantelée en octobre 2018. Ce groupe, composé d’Erythréens et de Soudanais, avait pris en charge quelque 200 personnes qui souhaitaient rejoindre le Royaume-Uni. Dans le cadre de leurs activités, le groupe faisait aussi appel à des citoyens belges qui leur trouvaient des logements. Ces citoyens ne sont pas poursuivis.

L’enquête a débuté le 23 juillet 2018 lorsque la police a interpellé plusieurs personnes en séjour illégal au parc Maximilien et à la gare de Bruxelles-Nord. Les enquêteurs de la police judiciaire fédérale ont ensuite découvert l’existence d’un réseau de trafiquants qui recrutait des migrants en transit dans le parc. Les migrants devaient prendre le train de Bruxelles jusqu’à la gare de Rochefort-Jemelle, en province de Namur. Là, ils devaient emprunter le Ravel sur une ancienne ligne de chemin de fer pendant 15 kilomètres puis rejoindre l’aire d’autoroute de Wanlin sur l’E411 Luxembourg-Bruxelles. A cet endroit, les passeurs cachaient les migrants avant de les placer dans des camions ou des camions frigorifiques, de manière parfois dangereuse. Ces véhicules prenaient alors la route vers le Royaume-Uni. En fonction du type de transport, camion normal ou camion frigorifique, les passeurs demandaient des prix allant de 500 à 2.500 euros. Entre juillet et début octobre, ils auraient organisé 38 transports et fait passer 199 personnes.

Par ailleurs, les trafiquants ont reçu l’aide de citoyens belges qui ont fourni un logement ou un moyen de transport. Le 7 octobre, une cinquantaine d’enquêteurs ont mené une vaste opération. Quatre perquisitions ont eu lieu à Saint-Gilles, Watermael-Boitsfort et Liège. La Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés s’est indignée de cette opération, dans le masure où les hébergeurs n’avaient aucune intention lucrative. Le parquet ne les a finalement pas poursuivis. Au final, huit prévenus comparaissent devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Le parquet a requis des peines de 30 mois à huit ans de prison. Le jugement est attendu dans les prochaines semaines.

Belga

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