Mons, Liège, Tournai, Bruxelles,...: la Belgique se mobilise massivement pour le climat ce vendredi

De Bruxelles à Gand, en passant par Liège, Mons, Namur ou Anvers, une vingtaine d'actions sont prévues aux quatre coins de la Belgique ce vendredi à l'occasion de la grève internationale pour le climat, "Global strike for future", initiée par les jeunes du monde entier de Youth for Climate, ayant emboîté le pas à la Suédoise Greta Thunberg.

De Bruxelles à Gand, en passant par Liège, Mons, Namur ou Anvers, une vingtaine d'actions sont prévues aux quatre coins de la Belgique ce vendredi à l'occasion de la grève internationale pour le climat, "Global strike for future", initiée par les jeunes du monde entier de Youth for Climate, ayant emboîté le pas à la Suédoise Greta Thunberg.

Selon les forces de l'ordre, la marche a rassemblé plus de 30.000 personnes dans les rues de la Capitale.

Toute la Belgique concernée

A Bruxelles, la marche nationale pour le climat a démarré de la gare du Nord à 13h, avant de se diriger vers la gare du Midi où des podiums, de la musique et des discours ainsi qu'un village associatif sont installés. Ensuite, vers 17h, Students for climate organisera une assemblée ouverte. La tête de cortège se trouve actuellement Rue des Alexiens.

En queue de cortège, plusieurs partis politiques ont également fait le déplacement, parmi lesquels le PS, Ecolo et le PTB, notamment.

Du côté de Liège, un rassemblement s'est tenu devant la gare des Guillemins, avant un départ groupé en train pour Bruxelles. Les élèves étaient incités à se rendre d'abord à l'école pour organiser un sit-in devant l'entrée de leur établissement.  

"Nous demandons à tous les étudiants ainsi qu'à tous ceux qui le souhaitent, de venir nous rejoindre afin de montrer qu'on ne lâchera pas l'affaire", écrivent sur la page Facebook de l'événement Youth for climate et Students for climate.

Plusieurs centaines de personnes, entre 300 et 400, ont également pris part à la manifestation dans les rues de Namur. Outre des élèves des écoles secondaires namuroises, de nombreux étudiants de l'université de Namur (UNamur) se sont joints à l'opération. Même leur recteur, Naji Habra, et la présidente de leur conseil d'administration, Emily Hoyos, sont présents au rendez-vous.

En plus d'une présence sur la marche pour le climat, l'UNamur a également organisé un rassemblement en son enceinte ainsi qu'une conférence grand public donnée par le professeur de physique, Laurent Houssiaux, sur le thème: "Climat, pourquoi il est temps! ".

A Louvain-la-Neuve, la grève a rassemblé environ 3.300 personnes, d'après les organisateurs. De nombreux élèves des classes secondaires ainsi que des étudiants du supérieur étaient présents, mais aussi le personnel académique, des écoliers de primaires, des parents et des grands parents.

Certaines écoles se mobilisent mais ne participeront pas à la marche. C'est le cas pour les élèves du collège Saint-André à Auvelais (Sambreville) qui se mobilisent directement au sein de leur école. Le programme des cours est modifié ce vendredi et remplacé par une série d’activités de sensibilisation autour de la mobilité, de l’alimentation durable ou encore de la biodiversité.

Du côté de Mons, rendez-vous avait été donné à 10h00 place Léopold, pour un départ à 10h30. Le cortège, composé principalement d'étudiants, d'élèves de l'enseignement secondaire, de représentants syndicaux et d'associations de la société civile, s'est mis en marche au départ de la gare pour converger vers le Marché aux herbes, où la mobilisation a pris fin vers 12h30.

Plusieurs actions pour le climat avaient déjà eu lieu à Mons, mais la manifestation de ce vendredi semble de loin la plus populaire, a constaté un journaliste de Belga sur place. La police parle d'un chiffre de 1500 personnes.

A Marche en Famenne, des étudiants se sont également mobilisés en masse malgré la pluie. Le chiffre de 3000 manifestants a été évoqué.

Entre 300 à 400 personnes, jeunes et moins jeunes de la région de Tournai, ont également entamé une manifestation dans les rues de la cité aux Cinq clochers.

"Parmi les manifestants, il y a une majorité de jeunes mais aussi bon nombre d'adultes dont des professeurs venus avec leurs élèves", explique Samuel Fourquemin, un des jeunes, qui est responsable de cette action.

A la demande de la police, le cortège s'est élancé une demi-heure plus tôt que prévu, soit à 9h00.

Depuis le 28 janvier, une manifestation est organisée chaque mois dans les rues de Tournai pour dénoncer l'immobilisme des partis politiques face à la finitude de nos ressources planétaires. Depuis trois mois, les jeunes Tournaisiens retentissent la sonnette d'alarme sur les enjeux du réchauffement climatique.

Visiblement, les jeunes ne sont plus les seuls à déambuler dans les rues. Des enseignants, des travailleurs et des citoyens ont également fait le déplacement ce vendredi pour soutenir et partager cette cause.

Manifestations obligatoires en Flandre

De nombreuses écoples issus d'écoles flamandes ont obligé leurs élèves à participer à la grève et cela à titre d'activité pédagogique extra-scolaire. 

La ministre flamande de l’enseignement, Hilde Crevits, avait donné son feu vert pour intégrer ces marches au parcours scolaire. "La participation à une manifestation est une activité extra muros, qui fait partie du projet pédagogique. Donc il n’y a pas d'objection à rendre cette activité obligatoire", explique Hilde Crevits.

Dans plusieurs villes flamandes, des jeunes et moins jeunes ont bravé la pluie pour demander aux politiques de prendre des mesures concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique.

A Gand, plus de 3300 étudiants se sont rassemblés dans les rues de la ville et devant l'hôtel de ville tandis qu'environ 2.800 manifestants ont défilé dans les rues d'Anvers dont énormément de jeunes étudiants.

"Pourquoi devrions-nous aller à l'école si de toute façon, vous n'écoutez pas les personnes instruites?", a ainsi lancé un jeune Gantois à l'adresse des politiciens. "Je n'arrêterai pas de pleurnicher tant que quelque chose ne se passera pas", pouvait-on également lire sur la pancarte d'un manifestant.

Ils étaient par ailleurs 300 à Bruges et Termonde et 400 à Louvain. Environ 140 personnes ont répondu présentes à Lommel et 70 à Courtrai.

Outre les revendications générales, les sympathisants de ces actions locales pour le climat demandaient davantage d'espaces verts dans leur commune. Dans chaque province flamande, un arbre a symboliquement été planté. L'initiative émane d'associations de défense de l'environnement qui appellent les responsables politiques à sauvegarder de manière plus stricte les forêts et à prendre davantage de mesures pour faire de la Flandre un territoire plus vert.

RTBF avec Agences

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